Elles constituent, depuis la fin de juillet dernier, la moitié des 1.500 mineurs encore présents dans l’enclave espagnole de Ceuta après l’assaut massif resté dans les mémoires des deux pays, surtout en Espagne, où la société civile compte célébrer « La Journée de Ceuta » le 2 septembre pour la défendre, mais le faire pour les jeunes filles livrées à leur sort et au pire traitement, à l’instar des médias qui ignorent leur cas.
Ces 750 sont livrées à elles-mêmes et font l’objet d’agressions sexuelles quotidiennes et ne mangent pas à leur faim, car ne disposant d’aucune ressource financière, en vivant dans la rue pour la plupart et dans une attente interminable avant un improbable passage sur l’autre rive espagnole afin d’y être dispersées. Du moins, telle était la solution proposée par Madrid, qui vient de revenir sur ses promesses en durcissant les mesures qui seront prises incessamment pour clore définitivement le dossier Ceuta.
Car il faut savoir que ces jeunes filles ne veulent pas retourner au Maroc après avoir fui le foyer familial dans la crainte de représailles et ne feront pas partie, selon leur volonté maintes fois exprimée, des 750 autres mineurs que le Maroc tente de rapatrier, mais les lenteurs administratives l’en empêchent pour l’instant.
En attendant, les 750 filles, dont le sort est passé inaperçu au sein de la société civile marocaine et dans les médias, ayant rompu tout contact avec leurs familles, se trouvent dans une profonde détresse, espérant toutefois se reconstruire dans une nouvelle vie en Espagne.
Par Jalil Nouri












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