Le président Emmanuel Macron vient de préciser sa pensée et sa politique au sujet des possibilités offertes par la France aux étrangers souhaitant y poursuivre leurs études supérieures.
Les Marocains, qui y constituent l’une des plus importantes communautés étudiantes étrangères, sont concernés au premier plan et doivent désormais penser à un plan B ainsi qu’à des solutions de rechange. Les frais d’inscription deviendront en effet inaccessibles, dans un contexte marqué par des conditions de vie très difficiles, pesant lourdement sur les familles qui ne pourront plus soutenir financièrement de telles ambitions.
Il existe toutefois une exception : celle des étudiants les plus brillants, destinés à suivre des études scientifiques poussées dans les grandes universités et écoles françaises. Ceux-ci pourront espérer être accueillis gratuitement et bénéficier de bourses, à condition de présenter des profils recherchés, soit dans certains secteurs professionnels en manque de compétences, soit dans le domaine de la recherche, avec, bien évidemment, la perspective d’une naturalisation qui pourrait leur être proposée par la suite.
Dans sa déclaration sur le sujet, le président français a estimé, de manière très directe, que les Français ne pouvaient plus financer, à travers leurs impôts, les études des étrangers. Il a ainsi justifié les hausses astronomiques des frais d’inscription, qui pourraient dans certains cas être multipliés par seize, décourageant de nombreux candidats au baccalauréat de nourrir un projet d’études en France. Emmanuel Macron a toutefois tenu à rappeler que la France demeure le pays européen ayant le plus œuvré pour l’accueil des étudiants étrangers, notamment à travers l’octroi de bourses aux profils les plus méritants.
Après les États-Unis, le Canada, l’Allemagne et l’Italie, la France apparaît désormais comme une nouvelle porte qui se referme devant les étudiants marocains, dont certains se tournent déjà vers des pays asiatiques, oubliant progressivement les promesses longtemps associées à l’espace francophone.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous