Une simple altercation dans le quartier de Benzú à Ceuta a mis fin à une cavale de seize ans. Intervenue pour résoudre ce différend de voisinage, la Garde civile espagnole a procédé au contrôle d’identité d’un ressortissant marocain. La vérification de ses empreintes digitales dans les bases de données a immédiatement révélé qu’il faisait l’objet d’un mandat de recherche et d’arrêt national émis en 2010 par le tribunal n°8 de Torrejón de Ardoz, à Madrid, pour des faits graves d’agression sexuelle et d’atteinte à l’autorité.
Pendant plus d’une décennie, l’individu avait réussi à échapper aux poursuites judiciaires en résidant sur le territoire marocain. Cependant, il a profité de la vague de passages massifs du 30 juillet dernier pour franchir clandestinement la grille frontalière et s’installer dans l’enclave. Il avait alors établi sa résidence temporaire sur la plage du Trampoline, un secteur côtier transformé en campement informel où se regroupent de nombreux migrants récemment arrivés en attente de régularisation.
La présence policière renforcée et les patrouilles de contrôle régulières déployées dans ces zones sensibles ont permis d’interpeller l’individu. Lors de son arrestation, la prise d’empreintes biométriques a formellement confirmé son identité, levant ainsi toute ambiguïté sur son parcours judiciaire. Le suspect avait jusqu’alors bénéficié de l’absence de notification directe du mandat en raison de son séjour prolongé hors du territoire espagnol.
Présenté immédiatement devant les autorités judiciaires compétentes de Ceuta, l’homme fait l’objet des démarches légales en vue de sa mise en accusation formelle. Il doit être transféré vers la juridiction madrilène à l’origine du mandat initial pour répondre des charges retenues contre lui. Cette arrestation illustre la vigilance accrue des services de sécurité dans les zones frontalières face aux individus cherchant à utiliser les flux migratoires pour échapper à la justice.












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