Une nouvelle mesure prise à l’initiative de l’administration Trump s’applique désormais dans les représentations diplomatiques et consulaires américaines à travers le monde, pour les demandeurs de visas déjà confrontés à de longs délais et à des refus parfois illogiques quand il n’y a pas lieu d’être, avec des dossiers ficelés et le respect des lois.
Cette dernière décision, fort heureusement, ne concerne pas les visas touristiques, d’affaires et d’étudiants en conformité avec les procédures, mais plutôt ceux de l’immigration, qui sont désormais suspendus pour une durée indéterminée, sans explications, sauf une : permettre aux services concernés de prendre du temps pour l’examen des dossiers en cours et rajouter des conditions supplémentaires afin de retarder au maximum, par des enquêtes, les attributions de la carte verte, la Green Card, devenue le Graal pour tous les candidats à l’immigration aux États-Unis.
Comme pour le Maroc et le reste des autres pays à travers le monde, l’annonce tardive de cette mesure pour de nombreux candidats, une fois officialisée dans les prochains jours et relevant de la politique assumée du président américain Trump, ne sera certainement pas la dernière restriction jusqu’à la fin de son mandat.
Celle-ci s’est déjà traduite par des renvois massifs d’étrangers en situation irrégulière et une diminution drastique des visas d’entrée, rendus dissuasifs par les coûts élevés des garanties pour certains ressortissants, ainsi que par la baisse du taux de naturalisation. Cette mesure jettera un froid glacial chez les demandeurs de visas attendant depuis des lustres le feu vert pour une immigration légale.
Mais les lois sont et resteront strictes et égales pour tous, sauf pour les pays du tiers monde où ceux que le président refuse de recevoir chez lui, par manque d’affinités idéologiques, divergences avec leurs dirigeants ou absence d’un digne intérêt économique et financier, peuvent avoir le sentiment de subir une politique à géométrie variable.












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