Triste spectacle que celui offert par la scène politique durant cette campagne électorale, dont on ignore qui sortira vainqueur d’un affrontement sans fair-play ni courtoisie.
D’un côté, Aziz Akhannouch, au nom du RNI, dont il a fait confier la direction à son poulain, Chaouki, pour se refaire une virginité en attendant une victoire hypothétique afin de garder la main. De l’autre côté, un nouvel arrivant au PAM, un technocrate aux dents longues qui fait une entrée fracassante pour en devenir la figure la plus visible en un temps record. Les deux personnalisent actuellement tous les enjeux et cristallisent l’âpreté de la confrontation.
Les deux protagonistes les plus en vue de cet affrontement à fleurets mouchetés rythment au quotidien cette campagne pour dominer l’actualité électorale, mais avec des moyens peu recommandables, chacun à sa manière, alors qu’ils devraient élever le niveau dans les règles de l’art.
Nous en sommes loin, car, passe encore les divergences profondes dans les programmes des deux formations, mais là où les limites du « politiquement correct » sont publiquement piétinées, c’est quand le dénigrement et l’invective deviennent monnaie courante.
Dans ce registre, que l’on ne connaissait guère chez Akhannouch, la langue fourche et s’acère dès qu’il s’agit de voir une victoire hypothétique échapper au RNI face à la campagne tonitruante confiée par le PAM à Faouzi Lakjâa, qui assène, tant qu’il le peut, des critiques au scalpel à la formation d’Akhannouch, pointant ses multiples échecs et les failles dans la gestion du pays de la part d’un gouvernement dont le même Lakjâa a pourtant fait partie pour appliquer sa politique.
Les deux hommes ne peuvent plus se voir en peinture, et le montrent réciproquement avec des phrases cinglantes et des accusations d’une extrême gravité, comme lorsque le ministre-président de la Fédération de football, Lakjâa, voit son nom traîné dans la boue et se retrouve accusé d’avoir ruiné ce domaine.
En attendant de voir une chaîne de télévision publique avoir le cran et l’imagination de diffuser en direct un débat opposant les deux hommes — qui réaliserait probablement un très fort taux d’audience et pourrait passionner les Marocains pour la politique, intérêt qui leur manque tant —, les deux hommes continueront jusqu’au 22 septembre à s’étriper à distance, chacun avec ses armes d’attaque et de dissuasion, pour rivaliser jusque sur les réseaux sociaux.
Par Jalil Nouri












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Qu’est ce le politiquement correct selon vos critères? Il apparaît évident que vous n’avez aucune idée de ce qui se passe ne serait qu’à 14 kilomètres de nos côtes.
Je ne parle ni de l’exemplarité de la démocratie du pays des armes et lois et encore moins chez Sam.
Ce qui se dit au Maroc reste encore des paroles d’enfants et un registre de néophytes.
Par contre ce que je peux dire c’est que le pays est encore très loin des débats libres tels que prévu par notre constitution
Les parties politiques marocains sont hors jeux et irresponsables ils doivent être juger par tribunal pour leurs mauvaises gestion et leurs biens mal acquis en premier. Le Maroc a besoin de Technocrates compétents efficaces et anti corruptions pour redresser la situation au Maroc dans tous les domaines sans exception. La corruption doit être combattue par tous les moyens elle ruine l économie du Maroc.