À chaque rentrée scolaire, la même préoccupation revient dans de nombreux foyers marocains : le coût de l’école privée. Frais d’inscription et de scolarité, transport, cantine, fournitures, activités ou encore augmentations annuelles viennent peser de plus en plus lourd dans le budget des familles.
Pour beaucoup de parents, notamment ceux qui scolarisent deux ou trois enfants, l’effort financier peut devenir considérable. Pourtant, malgré ces dépenses, nombreux sont ceux qui continuent de faire le choix du privé, parfois au prix de sacrifices importants, estimant ne pas disposer d’une véritable alternative.
Les écoles privées au Maroc sont-elles devenues trop chères pour les familles ?
Parents, enseignants ou responsables d’établissements, donnez-nous votre avis. Les tarifs pratiqués vous paraissent-ils justifiés par la qualité de l’enseignement et des services proposés ? Jusqu’où une famille doit-elle aller financièrement pour assurer la scolarité de ses enfants ?
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Je gagne 9.500 DH par mois et j’ai trois enfants scolarisés dans le privé. Je peux vous assurer qu’aujourd’hui, ce n’est plus une vie, c’est une course permanente pour simplement arriver à la fin du mois.
Entre les mensualités des trois écoles, les inscriptions, les livres, les fournitures, le transport et toutes les dépenses qu’on nous ajoute au cours de l’année, une grande partie de mon salaire disparaît avant même d’avoir commencé le mois. À cela s’ajoutent la traite de la maison et celle de la voiture. Et après ? Il faut encore nourrir cinq personnes, payer l’eau, l’électricité, le téléphone, l’essence, les vêtements et les imprévus.
On me dira : pourquoi mettre trois enfants dans le privé avec 9.500 DH de salaire ? Mais justement, c’est là tout le problème. Comme beaucoup de parents, nous faisons des sacrifices parce que nous voulons donner à nos enfants ce que nous pensons être une bonne éducation et un meilleur avenir.
Aujourd’hui, je ne parle même plus de vacances, de restaurants ou de loisirs. Je parle simplement de vivre dignement sans terminer chaque mois à découvert.
L’école privée est-elle encore accessible à la classe moyenne marocaine ? Pour moi, la réponse est clairement non. Elle est devenue un luxe que beaucoup de familles continuent pourtant de payer en se privant de presque tout le reste.