Au moins 16 personnes ont été tuées et 37 autres blessées, ce vendredi 18 septembre, dans une explosion suivie d’un assaut armé contre un ancien poste de police à Kohat, ville située dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, au nord-ouest du Pakistan. Un haut responsable de la police provinciale a confirmé sous couvert d’anonymat que cinq policiers figurent parmi les victimes mortelles. Les forces de sécurité ont également éliminé quatre assaillants sur place, dont un tireur d’élite et un kamikaze.
Plus de 45 secouristes ont été dépêchés sur les lieux du drame pour prendre en charge les blessés et poursuivre les opérations de déblaiement, a indiqué Bilal Ahmed Faizi, responsable de l’agence locale de secours. De son côté, le chef de la police provinciale, Zulfiqar Hameed, a précisé qu’une enquête approfondie était en cours afin de déterminer la nature exacte de la charge explosive utilisée par le commando terroriste.
Bien qu’aucune organisation n’ait immédiatement revendiqué le raid, le président pakistanais Asif Ali Zardari a vivement condamné cette agression. En présentant ses condoléances aux familles des victimes, le chef de l’État a pointé du doigt les talibans pakistanais (TTP) et appelé à éradiquer « la sédition des Khawarij », terminologie officielle employée par Islamabad pour désigner ces factions extrémistes bénéficiant, selon les autorités, de soutiens à l’étranger.
Cet attentat s’inscrit dans un contexte d’escalade sécuritaire marquée dans les provinces frontalières du Khyber Pakhtunkhwa et du Baloutchistan. Islamabad accuse régulièrement les combattants terroristes d’utiliser le territoire afghan comme base arrière pour planifier leurs attaques. Ces tensions transfrontalières ont déjà provoqué plusieurs accrochages militaires et frappes aériennes de rétorsion de la part de l’armée pakistanaise le long de la ligne Durand.












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