La crise de Sebta pourrait-elle produire une victime collatérale inattendue : le tourisme marocain ? La question mérite désormais d’être posée, mais sans céder aux chiffres spectaculaires qui circulent depuis plusieurs semaines.
Le premier signal est bien réel. Début septembre, la Confédération espagnole des agences de voyages (CEAV) constatait un ralentissement des nouvelles réservations vers le Maroc, destination qui attire, selon elle, près de quatre millions de voyageurs venant d’Espagne chaque année. En revanche, elle ne constatait pas alors de vague massive d’annulations.
La nuance est essentielle. Les Espagnols ayant déjà payé leurs vacances ne renoncent pas nécessairement à partir. Le risque se situe plutôt chez ceux qui hésitent encore entre Marrakech, Tanger ou Agadir et une autre destination méditerranéenne.
D’autant que l’affaire de Sebta reste quotidiennement présente dans l’actualité espagnole. Encore ce vendredi, plus de 240 policiers et gardes civils étaient mobilisés dans la ville pour transférer des migrants vers le dispositif d’accueil installé au port. Cette exposition médiatique prolongée peut peser davantage sur l’image du Maroc que l’incident initial lui-même.
Pourtant, les dernières informations invitent à relativiser. Le 17 septembre, la CEAV indiquait qu’après le coup de frein des premières semaines, elle ne constatait ni effondrement des réservations ni avalanche d’annulations. Les vols conserveraient de bons taux d’occupation et les groupes ainsi que le tourisme d’affaires continueraient de fonctionner.
Le contraste est même saisissant : pour l’instant, c’est Sebta elle-même qui paie le prix touristique le plus lourd. Sa Chambre de commerce estime les pertes du premier mois à 33 millions d’euros, avec jusqu’à 90 % de réservations hôtelières annulées.
Le Maroc dispose également d’un amortisseur considérable : il avait déjà accueilli 14,1 millions de visiteurs à fin août 2026, soit 4,5 % de plus qu’un an auparavant.
Il serait donc prématuré de parler d’une désaffection espagnole. Sebta a créé un doute, pas encore une rupture.
Le véritable indicateur sera celui des réservations pour l’automne et la fin de l’année. Si elles retrouvent leur rythme, la crise n’aura provoqué qu’un trou d’air. Dans le cas contraire, le Maroc découvrira qu’une crise frontalière peut aussi finir par se payer dans les hôtels.












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الواجب يقتضي فتح تحقيق لتحديد المتواطءين في ماحدث، خطة مدبرة من طرف جهات خارجية مشؤومة همها وغاياتها زرع الفتن وعدم الإستقرار في كل منطقة من العالم عندمن تعتبرهم لا يوافقونها على سياساتها الهمجية القمعية المجرمة السافلة السافكة لدماءالأطفال والابرياء و السارقة للشعوب وللدول والمعتدية على السيادات ليل نهار و المدمرة للمدارس و للمنازل و للمستشفيات ،جهة كل همها هو الإحتلال و التهجير و التشريد والقتل،جهة خارقة لكل القوانين و الأعراف الدولية والإنسانية،جهة لا يتشرف أي شعب من الشعوب بأن يتعامل معها،جهة يتابع حكامها أمام المحاكم الجناءية الدولية،جهة مخادعة للجميع حتى لحلفاءها،جهة تستعمل الخرافات الدينية لقتل الآخرين وللسيطرة على ممتلكاتهم ،جهة لا تعرف طريقا للإنسانية. نرى بعض دول اوروبا مدفوعة ضد إسبانيا بسبب هذه الدولة الحقيرة دولة الشؤم و اللؤم و الظلم و العدوان، الدولة المارقة السافلة السارقة للدول و الشعوب القاتلة للاطفال والنساء والابرياء الخارقة للقوانين والأعراف الدولية الهاربة قياداتها من عقوبات القانون،دولة مختلقة للنزاعات عبر كل مناطق العالم،و الاّ فلن تكفينا مياه المتوسط لغسل عارنا
C’est là, en réponse à un éventuel boycott des Espagnols que sera testé le niveau réel de patriotisme des Marocains qui peuvent se permettre les « Marbella » et autres » « Puerto Banus »
Quand aux vrais Marocains de la montagne qui défendent le pays pour de vrai et dans les tranchées…ils ont déjà fait leur preuves .
Plutôt il faut poser la bonne question, les touristes marocains vont ils bouder la destination espagnole ?
La balance touristique entre le Maroc et l’Espagne profite beaucoup plus à l’Espagne qu’au Maroc.
La vérité c’est bien ça.