Après plusieurs jours de silence et une affaire devenue particulièrement encombrante en pleine période électorale, Mohamed Chaouki a décidé de répondre. Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI) rejette catégoriquement les accusations relayées,à son encontre et annonce qu’il saisira désormais la justice contre ceux qui, selon lui, les fabriquent ou les propagent.
Cette sortie intervient dans le prolongement de l’affaire Rachid El Fayek, ancien député du RNI et ancien président de la commune d’Ouled Tayeb. Le parquet près la Cour d’appel de Fès a décidé de poursuivre les investigations concernant une plainte déposée par El Fayek, après l’apparition de nouveaux éléments qui ne figuraient pas, selon le parquet, dans le dossier initial. La plainte avait auparavant fait l’objet d’un classement provisoire en août 2025.
Par la voix de son avocat, Rachid El Fayek formule notamment des accusations de pressions, de menaces et évoque plusieurs transactions financières présumées liées à la séquence électorale de 2021. Mohamed Chaouki est cité dans ces allégations, tout comme d’autres responsables du RNI. À ce stade, ces accusations restent précisément cela : des allégations faisant l’objet d’investigations judiciaires et dont la véracité n’est pas établie.
Mohamed Chaouki contre-attaque aujourd’hui sur ce terrain. Dans son communiqué, il affirme que ce qui circule à son sujet est « dénué de tout fondement » et estime que la multiplication des publications sur les réseaux sociaux et dans certains médias ne saurait transformer ces accusations en faits établis.
Le patron du RNI annonce surtout un changement de méthode : après avoir privilégié la retenue, il entend déposer des plaintes contre toute personne dont l’implication serait établie dans la fabrication, la publication ou la rediffusion des contenus qu’il conteste. Il assure parallèlement respecter la liberté d’expression et le droit à la critique, tout en considérant que ceux-ci ne couvrent pas la diffusion d’informations qu’il juge mensongères.
L’affaire prend ainsi une nouvelle dimension. Deux procédures doivent désormais être clairement distinguées : d’un côté, les investigations autour des accusations formulées par El Fayek ; de l’autre, les actions judiciaires annoncées par Chaouki contre leurs auteurs et diffuseurs présumés.
Le président du RNI assure enfin qu’il ne commentera plus publiquement le dossier et qu’il laissera la justice trancher. Une prudence compréhensible à quelques jours d’un scrutin où chaque développement judiciaire impliquant des responsables politiques est scruté de près.












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