Le calendrier des étapes à couvrir d’ici la fin de ce trimestre s’annonce difficile à tenir, avec un premier obstacle : la présentation, puis l’adoption par vote du projet de loi de finances 2027. La première séance de présentation du programme gouvernemental s’est pourtant déroulée sans encombre, contrairement aux perturbations que l’on pouvait craindre de la part de l’opposition.
Cette réaction viendra plus tard, car les sujets conflictuels ne manquent pas. Scandale de l’affaire Madiha Khayr, dont les médias font abondamment leurs choux gras, suspicions visant certains membres du gouvernement, traînés dans la boue pour de supposés antécédents judiciaires, batailles internes au sein des partis pour le partage du gâteau des postes généreusement rétribués… Tout cela ne plaide pas pour une rentrée politique normale et un début de mandat exemplaire, d’autant que les critiques abondent sur l’impréparation de la prise de fonction de l’Exécutif.
En bonne santé et déterminée, selon son entourage, la cheffe du gouvernement a suffisamment de ressort pour être sur tous les fronts. Elle montre des signes de satisfaction quant à la manière dont s’est constituée sa majorité et ne semble pas craindre les foudres de l’opposition, auxquelles elle se déclare prête à faire face, quoi qu’il lui en coûte en énergie. À la seule condition que les soutiens de son équipe, surtout ses partenaires, ne lui fassent pas défaut au moment où elle en aura le plus besoin.
Reste que d’anciens membres de précédents gouvernements prévoient dès à présent, devant l’ampleur de la tâche et les ambitions affichées par Mansouri, que ce mandat sera le plus difficile à mener à bien. La barre a été placée très haut, d’autant que FZ Mansouri a fait publiquement le pari de réussir et de concrétiser toutes ses promesses.












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