Appelé communément Forêt 33 ou encore Forêts de l’Oued Nfifikh et situé à cheval dans un triangle composé des villes de Mohammedia, Mansouria et Benslimane, ce large espace boisé est devenu, depuis quelques jours, l’objet de tous les fantasmes dignes de films d’horreur.
Les centaines de membres des services de sécurité associant gendarmerie, police et forces auxiliaires et militaires ont investi cette forêt mystérieuse à la recherche des auteurs d’un crime abject : celui d’un adolescent porté disparu depuis plusieurs jours, puis retrouvé des membres en moins. Une fin atroce sur fond de non-droit, de trafic de drogue, de trafic d’êtres humains…
La victime, un supporteur d’un club de football, a, semble-t-il, avant sa disparition, été impliquée comme dealer avant de perdre la vie dans cette forêt dont l’appellation donne des frayeurs.
Dans les recherches intenses des auteurs du crime abominable, en s’aventurant pour la première fois dans ces lieux déconseillés aux promeneurs du dimanche, les forces de sécurité ont découvert tout un monde parallèle vivant dans un campement de fortune et de différents trafics, dont les occupants sont des criminels recherchés, des chefs de bandes criminelles, et un vrai marché des produits interdits : drogue, y compris la pouffa prisée par des adolescents à la dérive, boissons alcoolisées et recel de vols commis dans la région.
Plus grave encore, et selon les dernières révélations recueillies en marge de l’enquête toujours en cours, des cadavres de personnes mutilées y auraient également été retrouvés, enterrés dans cette forêt qui n’a pas encore révélé tous ses horribles secrets, alors que l’adolescent à l’origine de cette découverte macabre a été inhumé en emportant avec lui les mystères de sa présence dans ces lieux maudits, désormais interdits après le démantèlement des camps de l’horreur de la Forêt 33, près de Mohammedia.












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