La décision de suspendre, à la plage de Bouznika, la décision de la démolition dans quelques jours, sur ordre des autorités locales, des résidences et cabanons installés sur le domaine maritime et ne disposant pas de titres fonciers, par conséquent, constitue le début d’une vague de contestation et de procès, car il s’agit d’une exception.
L’ordre d’arrêter net la procédure et le passage à l’acte à la fin de la saison estivale, un ordre qui semble être venu d’en haut suite à des pressions de personnalités parmi les propriétaires et qui n’est pas loin de causer un fâcheux précédent, au moment où plusieurs stations balnéaires et rivages sur l’Atlantique, détruits pour les mêmes raisons qu’à Bouznika, ont subi un sort différent, conforme à la loi et sans recours. Or, pour cette dernière, et comme si jouer sur le temps était devenu politique courante, et comme confier le dossier au chef du gouvernement, Akhannouch, pour trancher en faveur de qui l’on sait, l’on semble se diriger symboliquement vers une affaire d’État.
Comment alors expliquer, mis à part le statut social des propriétaires à Bouznika, la différence de traitement imposée aux autres, comme à Zenata ou Tamaris, non loin de Casablanca, qui ont vu leurs résidences disparaître du paysage maritime sur une simple signature au stylo ? Ce « deux poids, deux mesures », si le report, en la gelant, de la décision de libérer le domaine maritime public est maintenu, n’est-il pas en train de constituer l’un des épisodes les plus anti-populaires et les plus scandaleux du mandat de l’Exécutif actuel ?
Par Jalil Nouri



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La loi doit être partout la même, surtout quand on est en droit de soupçonner un marchandage électoraliste ou un marchandage tout court, les hautes instances judiciaires doivent être vigilantes pour empêcher de telles dérives.
Quand la loi devient injuste la résistance devient un devoir pour l ensemble des peuples. Le gouvernement Marocains ne fait pas exemption.
Ce journaliste parle sans connaître le dossier. La decisions de l administration est basée sur des éléments juridiques concrets et non pas sur des passe droits comme semble le suggérer ce journaliste à la recherche de sensationnel. Les situations ne sont pas comparables.
Raison de plus pour qu’il y ait une communication claire et précise de la part des instances concernées afin de lever toute ambiguïté !
PARFAITEMENT PAS DEUX POIDS DEUX MESURES NOTRE PAYS EST UN ETAT DE DROIT OU BIEN C’EST LA LOI DU PLUS FORT QUI EST INSTAUREE CHEZ NOUS.. IL FAUT L’AVOUER CLAIREMENT
Les amis, il y des maghrébins de toute l’Europe qui lisent vos articles. On ne comprends rien à ce que vous racontez avec vos “ en faveur de qui l’on sait”. On comprends la dénonciation d’injustice mais un peu de clareté ne serait ce que dans le faits ….
« trancher en faveur de qui l’on sait » est volontairement une formulation elliptique et accusatrice.
Le sens est essentiellement :
Akhannouch serait appelé à arbitrer le dossier d’une manière favorable à certaines personnes bien identifiées dans les milieux concernés, mais que l’auteur ne veut pas nommer.
Le ministère de l’Équipement aurait indiqué aux propriétaires que les mises en demeure étaient « sans effet », tandis que le dossier attend un arbitrage du chef du gouvernement. L’ABP confirme elle-même cette situation.