À l’approche de chaque visite officielle, sommet international ou manifestation sportive d’envergure, une même question revient avec insistance dans les conversations des citoyens et sur les réseaux sociaux : où disparaissent soudainement les sans-abri, les personnes souffrant de troubles psychiatriques qui erraient dans les rues, ou encore certains migrants en situation irrégulière ?
Le phénomène intrigue d’autant plus qu’il semble se reproduire avec une régularité déconcertante. Pendant quelques jours, les grandes artères retrouvent une apparence plus ordonnée, les places publiques paraissent débarrassées de scènes de grande précarité, avant que la situation ne revienne progressivement à son état initial une fois l’événement terminé.
Aucune communication officielle ne vient généralement expliquer ces changements soudains. Pourtant, des témoignages récurrents font état d’opérations consistant à éloigner temporairement certaines populations vulnérables vers d’autres villes ou communes moins exposées aux regards. Si ces récits restent difficiles à documenter de manière systématique, leur récurrence alimente un malaise qui mérite d’être posé.
Car la véritable question dépasse celle de l’image des villes.
S’agissant des personnes atteintes de troubles psychiatriques, leur présence dans les rues révèle avant tout les insuffisances de la prise en charge sanitaire et sociale. Les déplacer d’une ville à une autre ne constitue en rien un traitement. Ces femmes et ces hommes ont besoin de soins spécialisés, d’un accompagnement médical, d’un hébergement adapté et d’un suivi durable. Les faire monter dans un bus pour les éloigner momentanément d’un centre-ville ne résout absolument rien. Le problème change simplement d’adresse.
La même réflexion vaut pour les migrants subsahariens en situation irrégulière. Le Maroc est confronté à une pression migratoire importante qui exige une gestion à la fois ferme, conforme à la loi et respectueuse de la dignité humaine. Là encore, un éventuel déplacement temporaire d’une région vers une autre ne constitue pas une politique migratoire. Il reporte la difficulté sans en traiter les causes profondes.
À l’heure où le Royaume s’apprête à accueillir des rendez-vous internationaux majeurs, la question devient encore plus sensible. Le Maroc a naturellement le droit de présenter des villes propres, sûres et bien organisées. C’est même une exigence légitime.
Mais embellir une ville ne peut signifier rendre invisibles les personnes les plus fragiles.
Le véritable défi consiste à apporter des réponses structurelles : renforcer les capacités des établissements psychiatriques, développer les centres d’accueil, améliorer les politiques d’insertion, lutter contre l’errance et mettre en œuvre une gestion transparente des flux migratoires, dans le respect des lois nationales et des engagements internationaux.
La grandeur d’un pays ne se mesure pas uniquement à la qualité de ses infrastructures ou à la réussite de ses événements internationaux. Elle se mesure aussi à la manière dont il traite les plus vulnérables.
Déplacer un problème n’a jamais constitué une solution. Une politique publique efficace ne cherche pas à faire disparaître les difficultés du paysage ; elle cherche à les résoudre durablement.
Par Salma Semmar












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Est—que le Maroc a les moyens d’appliquer les mesures que vous préconisez? Plus sérieusement, est-ce que les autorités ont la volonté de changer les choses? ‘J’ai mes doutes.
Ce ne sont pas les moyens qui manquent, quand on apprend que près de 300 milliards de dirhams ont été volés par des personnalités de l’état et que la justice les a condamné à des peines avec sursis, on comprend parfaitement qu’on n’est pas prêt à changer à court ou même à moyen terme.
Le fait de faire de constater des faits sans avoir une communication officielle est une tradition marocaine qu’on n’est pas prêt à abandonner, pourquoi? parce que les auteurs de ces actions vont dans le même sens de la chanson qui commence à se généraliser sur les réseaux sociaux et qui stipule: JE FAIS CE QUE JE VEUX, QUAND JE VEUX, OU JE VEUX …
Cette attitude exprime non pas une indépendance vis à vis des autres, mais une pré-réclamation d’une attitude de « je m’en fou des autres » et je ne dois des comptes à personne… à la rigueur, on peut accepter cela des personnes qui se sentent très offusqués par leur proche arrogant, mais de la part des autorités d’un état, ça réduit le champs donné à la population à zéro, aucune différence entre ces derniers et les chats et chiens, ils sont là, mais ils ne servent à rien;
On retrouve ce comportement, aussi bien chez les autorités que dans les entreprises y compris les grands groupes, ainsi que bien-sûr chez tout citoyen puisque c’est lui qui est à l’origine de ce comportement de dictateur et /ou autoritaire. c’est bien-sûr frustrant et contre productif puisque ça réduit la population qui se sente rabaissée ou réduite à rien …
La capacité des établissements psychiatriques à endiguer le fléau et/ou à trouver des solutions pour les malades psychiatriques est intimement lié aux capacités financières et investissements mises à disposition, on connait tous l’état des hôpitaux marocaines malgré les contre informations officielles, mais quand on apprend que près de 300 milliards de dirhams sont volés par des personnalités de l’état et que la justice les condamne à des peines de sursis, on comprend parfaitement qu’on n’est pas prêt à changer à court ou même à moyen terme.
J’ai corrigé mon commentaire mais pas de possibilité de de le sauvegarder:
Le fait de constater des faits, sans avoir une communication officielle, est une tradition marocaine qu’on n’est pas prêt à abandonner, pourquoi?
parce que les auteurs de ces actions vont dans le même sens que la chanson qui commence à se généraliser sur les réseaux sociaux et qui stipule:
« JE FAIS CE QUE JE VEUX, QUAND JE VEUX, OU JE VEUX … »
Cette attitude exprime non pas une indépendance vis à vis des autres, mais une auto-réclamation d’une attitude de « je m’en fou des autres » et « je ne dois des comptes à personne… »,
à la rigueur, on peut accepter cela des personnes, pour leur propre personne, qui se sentent très offusqués par leur proches arrogants, mais pas de la part des autorités d’un état démocratique, ça réduit le champs donné à la population à néant, un constat qu’il n’y a aucune différence entre les êtres humains et les chats et chiens errants, ils sont là, mais ils ne servent à rien;
On retrouve ce comportement, aussi bien chez les autorités que dans les entreprises y compris les grands groupes, ainsi que chez tout citoyen bien-sûr, puisque c’est lui qui est à l’origine de ce comportement de dictateur et /ou autoritaire. c’est bien-sûr frustrant et contre productif puisque ça réduit la population qui se sente rabaissée ou réduite à rien …
La capacité des établissements psychiatriques à endiguer le fléau et/ou à trouver des solutions pour les malades psychiatriques est intimement lié aux capacités financières et investissements mises à disposition, on connait tous l’état des hôpitaux marocaines malgré les contre-informations officielles,
Mais quand on apprend que près de 300 milliards de dirhams ont été volés par des personnalités de l’état et que la justice les a condamné à des peines avec sursis, on comprend parfaitement qu’on n’est pas prêt à changer à court ou même à moyen terme.
Je viens de ‘ire les deux commentaires et ne porte aucun jugement. Ce vous dénoncez n’ est que banalité. Tous les gouvernements agissent ainsi. Ce n’est pas spécifique au Maroc.
Le but est ddonner une bonne image pour rassurer les touristes et les investisseurs
Oui tout à fait la grandeur d’un pays ne se mesure pas à l’aune de ses infrastructures mais à sa capacité à creer, à travers celles aussi, les conditions d’un developpement équilibré et inclusif. Pour le cas des personnes objets de l’article la réponse à leur problèmatique appelle une action urgente intersectorielle coordonnée et animée par un departement dont le rôle s’est limité jusqu’à present à organiser des rencontres et des colloques
On peux trouver ce fléau partout dans le monde, aux USA, le pays le plus riche du monde, les sans abris, et les malades psy se comptent en milliers dans les grandes villes, et j’en ai vu ça.
Estimons nous heureux dans notre bled.
On se pose toujours des problèmes faciles à exprimer sans toutefois se demander si nous avons les moyens de solutions suggérées superficiellement. Ca ce n’est pas du journalisme c’est de la conversation de salons.
Bonjour la politique de l’autruche, ca ne va jamais changer, c’est complètement fou de déplacer les fous errer ailleurs, quand ils peuvent avoir leur famille sur place des fois, c’est fou de dépenser un ‘pognon de dingue’ à gogo pour les festivals et négliger l’essentiel !