La Coupe du Monde 2026 devait être celle de la fête populaire, du football élargi à 48 nations et du rêve accessible à tous. Elle risque finalement d’entrer dans l’histoire comme le Mondial des riches.
Depuis l’ouverture progressive des ventes, les prix des billets provoquent une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. La FIFA avait annoncé des billets à partir de 60 dollars pour certains matchs de groupes, mais la réalité est bien différente pour les grandes affiches. Pour la finale, les tarifs officiels peuvent grimper jusqu’à 6.730 dollars, tandis que certains billets premium auraient atteint près de 33.000 dollars avec la tarification dynamique.
Le choc vient surtout du système de “dynamic pricing”, très utilisé aux États-Unis : plus la demande augmente, plus le prix monte. Résultat : un supporter peut voir le tarif changer entre deux phases de vente. Selon une plainte citée par la presse française, certains billets auraient augmenté de 25 % sans préavis, avec un premier prix pour la finale autour de 3.600 euros, soit sept fois plus qu’en 2022.
Sur les réseaux sociaux, les captures d’écran de prix délirants se multiplient : billets à plusieurs milliers de dollars, packs VIP inaccessibles, offres de revente astronomiques. Certains contenus évoquent même des annonces proches de 2,3 millions de dollars pour des lots de places autour de la finale, symbole d’un football devenu produit de luxe.
Les formules d’hospitalité officielles confirment cette dérive : accès premium, nourriture, boissons, salons privés, suites et services exclusifs. Des offres commencent autour de 1.400 dollars par personne, tandis que certaines suites privées peuvent dépasser 43.000 dollars pour un seul match.
Pour un supporter marocain, africain ou sud-américain, l’addition devient presque irréelle : billet d’avion, visa, hôtel, transports entre villes, restauration et ticket du match. Le rêve d’assister au Mondial peut vite coûter plusieurs dizaines de milliers de dirhams.
La Coupe du Monde 2026 promet des stades pleins, des stars et des audiences records. Mais une question s’impose déjà : à force de vendre le football au plus offrant, la FIFA n’est-elle pas en train d’éloigner ceux qui l’ont toujours fait vivre, les vrais supporters ?
Par Salma Semmar












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Basta de cet argent roi ! Tout devient monnayable au plus offrant. Dans quel monde vivront nos enfants ?
Se sont les fédérations qui choisissent leur président. Et majoritairement les fédérations africaine. Donc il faut s’en prendre a eux
Les fédérations africaines de football jouent un rôle politique et sportif de plus en plus influent au sein de la FIFA. Elles ont été des soutiens majeurs aux élections et réélections de Gianni Infantino, ce qui a contribué à renforcer leur poids dans les décisions de l’instance mondiale. En retour, la FIFA a accru la représentation africaine à la Coupe du monde 2026, passant de 5 à 9 (voire 10) places pour le continent, une reconnaissance directe de leur influence et de leur croissance sportive .
De plus, les fédérations africaines ont su s’unir pour défendre leurs intérêts, comme en témoignent leurs réactions collectives face à des déclarations jugées dévalorisantes (par exemple, celles du président de l’UEFA sur l’élargissement du Mondial). Leur mobilisation a permis de rappeler que chaque qualification est le fruit d’un travail acharné et d’un exploit historique pour leurs pays .
Enfin, la FIFA a investi massivement dans le football africain, avec plus d’1 milliard de dollars alloués depuis 2016, principalement via le programme FIFA Forward, ce qui renforce encore leur capacité à peser dans les orientations de la FIFA