Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, est intervenu ce lundi 31 août sur les ondes de la radio Cadena SER pour balayer catégoriquement les accusations mettant en cause le rôle du Maroc lors des récents évènements migratoires à Sebta. Le chef de l’exécutif ibérique a affirmé que l’ensemble des rapports établis par le Centre national de renseignement espagnol (CNI) et les services partenaires internationaux ne comportent aucun élément prouvant une complicité ou un relâchement des forces marocaines aux frontières. Qualifiant ces reproches d’infondés, il a salué la réactivité et la coordination immédiate des autorités du Royaume au niveau du poste-frontière de Fnideq.
Selon le dirigeant espagnol, cette vague d’hostilité médiatique découle de campagnes de désinformation structurées ayant dénaturé une récente décision de la Cour suprême espagnole. Des réseaux de traite d’êtres humains, des groupes extrémistes et des acteurs étrangers ont sciemment exploité les réseaux sociaux pour inciter des centaines de personnes à tenter des franchissements périlleux. Sanchez a fermement rejeté les critiques de l’opposition visant son gouvernement, rappelant que la relation avec le voisin marocain s’inscrit dans un partenariat stratégique global englobant l’économie, la sécurité et la lutte contre le terrorisme.
Pour étayer l’efficacité des mesures conjointes, Pedro Sanchez a souligné que la route de la Méditerranée occidentale enregistre deux fois moins d’entrées irrégulières que la route de la Méditerranée centrale vers l’Italie. Sur le plan opérationnel, l’activation fluide des canaux diplomatiques et sécuritaires entre Madrid et Rabat a permis le retour rapide de neuf personnes sur dix ayant tenté de s’introduire dans la ville. Plus de 3 200 personnes sont ainsi rentrées volontairement depuis la mi-août, favorisant un retour progressif au calme dans la zone frontalière.
Concernant la situation des mineurs non accompagnés, le chef du gouvernement a précisé que les procédures légales de rapatriement se poursuivent dans le strict respect du cadre juridique et sur demande officielle des tuteurs légaux. Il a conclu en rappelant que la maîtrise des flux migratoires aux frontières sud de l’Europe exige la consolidation permanente de la confiance mutuelle avec le Maroc, seule démarche à même de faire barrage aux tentatives de déstabilisation géopolitique dans la région.












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