Loin des ententes et arrangements habituels en période préélectorale, les partis de l’opposition semblent avoir oublié qu’ils étaient liés par un pacte non écrit de solidarité face à leurs adversaires de la majorité, qui ont le plus de chances de sortir victorieux du scrutin législatif du 23 septembre prochain, lequel se rapproche à grands pas.
Aucune réunion de coordination ni de concertation préélectorale n’a pu se tenir pour ressusciter ce pacte et prendre des décisions communes leur permettant de s’entraider afin de remporter les circonscriptions où leurs candidats les mieux placés pourraient compter sur cette solidarité pour y parvenir. Aucune des formations de l’opposition n’a pris l’initiative de reconstruire ce bloc, pourtant indispensable à la tradition démocratique et considéré comme l’un des seuls moyens d’affaiblir les forces de la majorité.
Avec tristesse et regrets dans les rangs de leurs bases militantes, les formations appartenant à l’opposition, surtout celles de gauche, se sont perdues de vue dans leurs profondes divergences. Celles-ci se sont particulièrement manifestées depuis le malheureux épisode de l’échec de la motion de censure contre le gouvernement Akhannouch, qui a non seulement lamentablement échoué, mais également montré l’impossibilité de construire un front uni face à la mainmise de la majorité sortante sur la vie politique, marginalisant l’opposition et ses programmes, jusqu’à l’ostraciser.
Ainsi va cette opposition qui aborde ces élections dans le doute et la dispersion, pour se cantonner dans un principe aussi simple qu’incertain : **« Chacun pour soi ».**
Par Jalil Nouri












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