Habitués au statut de forces d’appoint des ténors de la scène politique, les deux formations, le Mouvement Populaire et l’Union Constitutionnelle, ne peuvent s’attendre, dans le meilleur des cas et avec réalisme, qu’à une légère amélioration de leurs scores.
Le premier, avec un leader turbulent et provocateur, adepte du sensationnalisme, ne part guère dans les meilleures conditions pour ces élections législatives, en raison d’une campagne décousue et d’un programme approximatif et rabâché, absent des titres des journaux, sauf lorsqu’il s’agit d’évoquer les dérapages répétés de son leader, Mohammed Ouzzine.
Déjà en bisbille avec toute la profession de la presse nationale après des sorties et des accusations hasardeuses ayant pris le chemin de la justice, ce dernier a fait encore plus fort en accusant les autorités de le mettre sur écoute téléphonique, lui et son parti. Il n’en fallait pas plus pour que les journaux de la place se focalisent sur ces deux seules affaires.
Le second, l’Union Constitutionnelle, également à la recherche de strapontins dans le prochain gouvernement, quelle que soit la formation qui le dirigera, part lui aussi avec une cote défavorable, puisque son assise s’est malheureusement effilochée au fil des ans pour se contenter des miettes électorales et de son statut de force d’appoint, n’apparaissant véritablement que lors des rendez-vous électoraux, avec une pincée de néo-popularité.
Bien qu’ayant élaboré un modeste programme comme elle a pu, puisque limitée dans ses ambitions, la formation de l’Union Constitutionnelle n’attend plus que des résultats qui seront, sans aucun doute, peu conséquents en sa faveur, afin de compter les places qu’elle obtiendra au compte-gouttes au Parlement et, par ricochet, le nombre de portefeuilles dans la prochaine équipe gouvernementale, qui devrait être insignifiant.
Petits partis malgré leur riche histoire et leur rôle politique, le Mouvement Populaire et l’Union Constitutionnelle se rejoignent sur plusieurs points, de par leur statut et leurs chances électorales, parmi les plus réduites de l’échiquier politique marocain.












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