Vols à l’arrachée, agressions dans l’espace public, criminalité en hausse accompagnée d’un déferlement de violence : autant de phénomènes qui tendent à devenir courants à l’approche de l’Aïd El-Adha.
Il ne faut pas aller bien loin pour chercher la cause de ce cauchemar et de ce casse-tête pour les forces de sécurité, confrontées à une explosion des plaintes et des interventions à toute heure du jour et de la nuit, avec des signalements d’individus qui s’avèrent souvent être des récidivistes recherchés. Le plus inquiétant reste non seulement ce nombre impressionnant d’actes commis avant une fête marquée par de nombreuses dépenses nécessitant des revenus suffisants pour faire face à des besoins en perpétuelle inflation.
Les désœuvrés et les malfrats y trouvent l’occasion de passer à l’action, soit pour viser gros afin de pouvoir offrir le mouton à la famille, soit pour commettre de petits larcins destinés à financer des achats anodins. Le plus important pour eux étant de ne pas rentrer les mains vides après avoir passé une journée à rôder dans les quartiers huppés, à la recherche d’une proie intéressante, sans défense et docile. Ceci sans parler des cambriolages de villas.
Les agressions relayées sur les réseaux sociaux montrent de nouvelles techniques de subtilisation d’argent ou de biens destinés à être revendus, avec parfois des scènes qui se terminent tragiquement en direct. Certains lieux deviennent également les terrains privilégiés des malfrats en cette période de préparatifs, notamment les marchés de bétail dans les souks bondés d’acheteurs, où l’argent circule par liasses entières et où les vols atteignent des proportions inquiétantes, obligeant les gendarmes à se démultiplier pour assurer la sécurité des acheteurs comme des vendeurs. À ce propos, les Marocains ne sont pas près d’oublier l’arrivée d’un camion transportant des hommes masqués et des femmes voilées venus voler tout un troupeau en plein jour dans l’un de ces marchés à Casablanca.
Cette période sensible n’est pas sans rappeler les années précédentes, où le taux de criminalité augmentait malgré la présence continue des éléments de la Sûreté nationale, mobilisés avec tous les moyens disponibles pour tenter de faire face à ce fléau.
Par Jalil Nouri












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