Dans la crise qui secoue actuellement la FIFA, Fédération internationale de football, et dont l’une des principales conséquences pourrait être la remise en cause de l’avenir de Gianni Infantino à sa tête, le Maroc risque également de subir le contrecoup.
L’actuel patron de cette puissante organisation, qui régente le football mondial, se voit reprocher plusieurs initiatives controversées. Parmi elles figure notamment un projet visant à confier une partie de l’exploitation commerciale des compétitions de la FIFA à des intérêts privés liés, selon les informations ayant alimenté la polémique, à l’entourage de la famille Trump.
Mais en Espagne, un autre soupçon concernant Gianni Infantino a régulièrement été relayé par certains médias : celui d’une préférence supposée pour le Maroc dans la bataille autour de l’organisation de la finale de la Coupe du monde 2030.
Le président de la FIFA aurait, selon cette lecture espagnole, regardé avec beaucoup d’intérêt la candidature marocaine et le futur Grand Stade Hassan II de Benslimane pour accueillir le rendez-vous ultime du Mondial, au détriment de Madrid et de son mythique Santiago Bernabéu, récemment profondément rénové et modernisé.
Dans ce contexte, le choix du Maroc pour accueillir le prochain Congrès de la FIFA, rendez-vous déterminant pour l’avenir de Gianni Infantino, avait également été interprété par certains observateurs espagnols comme un indice supplémentaire de la proximité entre le président de l’instance mondiale et le Royaume.
Mais la polémique autour du projet de commercialisation des compétitions de la FIFA a provoqué une véritable tempête. Les liens évoqués entre l’entreprise susceptible de bénéficier de cette opération et l’entourage familial du président américain Donald Trump ont suscité de nombreuses interrogations et alimenté une contestation grandissante contre Gianni Infantino.
Face à la fronde et aux critiques émanant notamment de plusieurs composantes du football international, et particulièrement d’Europe, le patron de la FIFA a finalement dû reculer sur cette initiative. Un épisode qui pourrait fragiliser considérablement sa position et compliquer ses ambitions pour la suite.
Le Maroc, qui entretient depuis plusieurs années d’excellentes relations avec Gianni Infantino et lui a apporté un soutien constant, observe nécessairement cette situation avec attention. Car derrière l’avenir personnel du président de la FIFA se joue indirectement un dossier autrement plus important pour le Royaume : celui de la finale de la Coupe du monde 2030.
Le Maroc a placé énormément d’ambitions dans le futur Grand Stade Hassan II de Benslimane, enceinte appelée à devenir l’une des plus grandes au monde et conçue notamment pour pouvoir accueillir les rencontres les plus prestigieuses du Mondial organisé conjointement avec l’Espagne et le Portugal.
Une éventuelle non-réélection de Gianni Infantino pourrait-elle modifier les équilibres dans la bataille pour la finale ? Rien ne permet aujourd’hui de l’affirmer avec certitude. La décision concernant le stade qui accueillera la finale ne relève pas de la seule volonté du président de la FIFA et dépendra de nombreux critères techniques, commerciaux, organisationnels et institutionnels.
Il n’en demeure pas moins qu’un départ d’Infantino priverait potentiellement le Maroc d’un dirigeant qui n’a jamais caché son admiration pour les progrès accomplis par le football marocain et pour les infrastructures développées par le Royaume.
Madrid pourrait alors voir disparaître l’un des éléments qu’elle considérait comme favorables à la candidature marocaine. Le Santiago Bernabéu retrouverait une position particulièrement confortable dans la course, tandis que le Portugal, troisième pays organisateur, observerait cette bataille entre ses deux partenaires.
Sans un Gianni Infantino reconduit à la tête de la FIFA, le Maroc perdrait donc incontestablement un soutien de poids. Cela ne signifie pas pour autant que la finale de 2030 lui échapperait automatiquement : le Grand Stade Hassan II restera un argument majeur dans le dossier marocain et la décision finale devra répondre aux exigences de la FIFA.
Le prochain Congrès pourrait néanmoins constituer un moment important pour mesurer les nouveaux rapports de force au sommet du football mondial.
Pour Rabat comme pour Madrid, l’enjeu dépassera alors largement le sort personnel de Gianni Infantino. Car derrière cette bataille institutionnelle se profile déjà une autre confrontation, beaucoup plus symbolique : Benslimane ou Bernabéu, Maroc ou Espagne, qui accueillera la finale du Mondial 2030 ?
La réponse appartient encore à l’avenir. Mais dans le football comme ailleurs, lorsque les rapports de force changent au sommet, les conséquences peuvent se faire sentir jusque sur le terrain.
Par Jalil Nouri












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Entre le titre et l’article aucune cohérence avec le premier vous avez déjà condamné les chances du Maroc et on dirait que vous êtes content
Si Jalil, j’apprécie toujours vos papiers, mais avec celui-là je suis déçu, très déçu.
Vous avancez un titre racoleur comme pour attraper les mouches. Le Maroc perds la finale… Pour nous dire après que rien n’est joué.
Si Jalil n’utilisez plus ces subterfuge pour attirer les lecteurs. Ce sont des méthodes de journalistes incompétents, et malhonnêtes ce qui n’est pas votre cas.
Bonne continuation
Le titre de l’article est à revoir pour plus d objectivité et d impartialité. Je te propose le suivant : » le Maroc pourra t il perdre la finale de la coupe du Monde 2030??? » . Aux arguments avancés, le lecteur pourra de lui même juger la suite . Ça c est le journalisme professionnel
Mais le journaleux en question ne l’est pas 🤷♀️
Incroyable le temps qu’on passe à débattre d’une coupe du monde où 22 mecs courent après une baballe, et où on dépense des milliards de dirhams qui font cruellement défaut aux hôpitaux, écoles, et autres services publiques.
Le titre « Le Maroc perd sa finale du Mondial 2030. »
Le contenu « Cela ne signifie pas pour autant que la finale de 2030 lui échapperait automatiquement : le Grand Stade Hassan II restera un argument majeur dans le dossier marocain et la décision finale devra répondre aux exigences de la FIFA. »
En mal de lecteurs?
Cela dit, au titre on devine le signataire…
Lamentable
Benslimane garde toutes ses chances.
La FIFA s’intéresse beaucoup à ses finances et sacrifier 30.000 places (115.000 de Benslimane – 85.000 de Bernabeo) n’est pas compatible avec les idées de la Fifa quelque soit son futur Président.
MetLife aux USA compte 82.500 places, et a généré 1 milliard de dollars US pour la finale 2026.
Le même ratio donne un écart plus de 360 millions de dollars !!
Le calcul n’est certainement pas exact au dollar près, mais la perte est certaine si Madrid au lieu de Benslimane.