À l’approche des préinscriptions après les vacances trimestrielles, les parents d’élèves se retrouvent, comme chaque année, face au rouleau compresseur des hausses des frais en tous genres, dont ils n’ont pas fini de voir le bout du long tunnel.
Découragés par le manque de résultats suite aux différents mouvements de protestation et aux recours engagés devant la justice en France, le dossier de la politique de gestion de l’AEFE, avec ses conséquences durables sur la qualité de l’enseignement et le quotidien des familles, ne paraît pas en voie de règlement à l’amiable, ni de compréhension et de prise en compte réelle des revendications des associations de parents d’élèves. Le pire est de ne pas pouvoir y parvenir à travers un dialogue serein avec une partie clairement identifiée pour faire bouger les lignes, bien qu’il soit déjà trop tard pour la prochaine année scolaire.
Un mince et improbable espoir peut toutefois naître avec l’arrivée du nouvel ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot, un diplomate chevronné de carrière et de haut calibre, davantage spécialisé dans la résolution des conflits que dans les aspects culturels de sa mission. L’homme vient renforcer le partenariat avec le Maroc, mais il n’est pas certain qu’il mette le doigt dans l’engrenage de l’épineux dossier, volumineux et complexe, des frais de la mission et de la baisse de qualité de l’enseignement dans les établissements relevant de l’AEFE, un dossier qui ne peut raisonnablement et efficacement être traité qu’à Paris, à condition d’y trouver un interlocuteur prêt à faire bouger les lignes.
L’on remarquera, en conclusion, avec regret et tristesse, que la mission de médiation de la commission sénatoriale française n’a plus donné de ses nouvelles, ni bonnes ni mauvaises. C’est dire l’incompréhension et le déni entourant ce dossier éreintant, à la limite du kafkaïen.
Par Jalil Nouri












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