Plus que les prix qui continuent de grimper à la veille de la fête du sacrifice, les consommateurs craignent surtout de payer le prix fort pour une qualité trompeuse.
Car les marchés improvisés dans les villes, malgré des mesures jamais aussi strictes pour mettre fin à la spéculation des premiers jours aux effets dévastateurs pour les acheteurs, pullulent de faux éleveurs se mêlant aux vrais, souvent plus honnêtes, afin d’écouler des troupeaux constitués parfois de bêtes malades ou à la viande indigeste.
Le conseil adressé aux futurs acquéreurs est de ne pas se rendre seuls dans les marchés sans être accompagnés d’un connaisseur capable de distinguer le bon du mauvais et le mouton sain du mouton malade, ne serait-ce qu’à travers son alimentation défectueuse pouvant rendre sa chair impropre à la consommation et à éviter à tout prix, au risque de devoir jeter l’animal dans son intégralité. Une situation qui arrive fréquemment lors d’achats précipités effectués par des consommateurs ignorant tout du domaine de l’élevage et faisant preuve d’une grande naïveté.
Ce type de problème peut être détecté par un accompagnateur expérimenté examinant notamment le teint et les yeux du mouton. Les combines de la triche sont innombrables durant cette période d’abus à tous les niveaux. Certains rivalisent d’ingéniosité pour tromper le client sur le poids réel de la bête proposée, son origine ou encore son âge, un détail pourtant important mais difficile à vérifier.
Cette année, et cela mérite d’être salué, l’ONSSA, organisme chargé de la sécurité sanitaire des produits alimentaires, a lancé une campagne de sensibilisation contre les actes de fraude et de tromperie liés à la qualité du bétail. Un numéro vert, le 080 100 36 37, a été mis à disposition pour les alertes, réclamations et demandes d’informations. Un réflexe utile et prudent à noter avant tout achat.
Par Jalil Nouri












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