Dans un Maroc où les divorces continuent de progresser et où les tensions conjugales alimentent de nombreux contentieux familiaux, une proposition portée par la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille mérite une attention particulière. Son idée : instaurer un stage de préparation à la vie conjugale destiné aux futurs mariés avant leur passage devant l’officier d’état civil.
L’initiative peut sembler audacieuse, mais elle répond à une réalité de plus en plus préoccupante. Aujourd’hui, de nombreux couples abordent le mariage avec enthousiasme, mais sans toujours disposer des outils nécessaires pour affronter les défis du quotidien. Communication, gestion des conflits, équilibre financier, éducation des enfants, partage des responsabilités ou encore attentes réciproques sont autant de sujets rarement abordés en profondeur avant l’union.
Le projet envisagé consisterait à organiser des sessions d’accompagnement sous forme d’ateliers collectifs, animés par des spécialistes de la famille, des psychologues, des juristes et d’autres experts. L’objectif ne serait pas de sélectionner ou d’exclure des candidats au mariage, mais plutôt de leur fournir les clés indispensables à la construction d’une relation durable et équilibrée.
Si l’idée peut paraître novatrice au Maroc, elle est déjà appliquée, sous différentes formes, dans plusieurs pays qui ont fait de la prévention des conflits conjugaux une priorité. Les résultats observés montrent souvent une meilleure préparation des couples aux réalités de la vie commune et une diminution des ruptures précoces.
Les bénéfices potentiels d’une telle démarche sont considérables. Au-delà de la stabilité des ménages, c’est l’ensemble de la cellule familiale qui pourrait en sortir renforcée. Des unions plus solides signifient également moins de procédures judiciaires, moins de souffrances pour les enfants et une plus grande cohésion sociale.
Certes, la mise en œuvre d’un tel programme nécessiterait des moyens humains, financiers et logistiques importants. Il faudrait également garantir un suivi sérieux et veiller à ce que ces formations restent accessibles à tous les futurs époux, sans devenir une contrainte administrative supplémentaire.
Mais face aux défis auxquels la famille marocaine est aujourd’hui confrontée, cette proposition apparaît davantage comme un investissement social que comme une dépense. Encore faut-il qu’elle suscite le débat public qu’elle mérite et qu’elle trouve les soutiens nécessaires pour passer du stade de l’idée à celui de la réalisation.
Car, après tout, apprendre à construire un foyer durable n’est sans doute pas moins important que d’apprendre à exercer un métier.
Par Salma Semmar












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Je suis tout à fait d’accord avec cette décision surtout de passer avec un psychologue 👍👏🏼👏🏼
Et pourquoi pas instaurer un diplôme avant de se dire oui…? Chaque couple est un cas d’espèce et interférer dans un couplé relève du génie humain… La cupidité, l’envie et la jalousie et… sont autant de facteurs qui pointent le nez chaque jour chez les ménages de part le monde. Les réseaux sociaux font le reste du travail. A bon entendeur, salut….
Les causes des phénomenes aussi bien de l’abstention que celui du divorce sont connus et re’connus même par les plus jeunes qui n’ont pas encore vécus l’experience du mariage , l’idée d’un stage pour une future relation matromoniale ne me semble pas être judicieuse ni pertinente ,ni à fortiori acceptable .
L’education par les moyens et canaux disponibles ,la lutte contre les causes sous-jacentes ,sont largement suffisantes
Une idée fortuite ,impraticable , inacceptable d’emblée , il faudrait juste penser à éliliminer les causes des phénomenes de l’abstention et du divorce , le reste est une question d’éducation
Dans le même état d’esprit, des séances de coaching de couples comme des cours de sexualité ou des séances avec des psychologues sexologues devraient aussi être envisagés avant et pendant les premiers mois du mariage.
pourquoi ne pas instaurer un concours pour se marier et payer des droits pour passer ce concours. ceux qui réussissent se marient et les autres doivent faire une formation payante pour repasser le concours. Comme ça il y aura moins de mariages et beaucoup d’argent dans les caisses de l’état. Qu’ALLAH vous pardonne votre folie. Allah a règlementé les mariages en Islam. Pourquoi chercher a contourné les ordres d’ALLAH. On avait peut de divorces et nous avons créé toutes les conditions nécessaires et favorables à une augmentation désastreuse des divorces et une destruction de la famille. La solution est un retour sans condition à l’Islam et arrêter d’essayer de plaire à l’occident.
les mariages trop pris au sérieux sont ceux qui échouer en premier dès les premiers mois, la formation ou les ateliers vont donc généraliser cet aspect sérieux des mariages qui va accélérer encore plus les séparations, quand je dis sérieux, c’est se mettre en garde à vous et pister les gestes de l’autre, alors que le mariage est juste une normal entre un homme et une femme, qui doivent considérer l’autre comme un très proche que le frère ou la sœur ou comme un parent
Je trouve l’initiative tout à fait pertinente. Espérons qu’elle puisse s’appliquer bientôt.
Et après, le Maroc va instaurer le mariage pour tous, on va droit au mur avec ce gouvernement. La politique en fin de compte n’est pas faite pour les femmes.