Après une longue période de froid diplomatique, proche d’un gel des relations en raison de la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza sous le gouvernement de Benjamin Netanyahu, les contacts entre Rabat et Tel-Aviv semblent connaître un début de réchauffement, dans le contexte de la future mission des Forces Armées Royales (FAR) à Gaza.
À la suite de la visite en Israël de hauts responsables militaires marocains, destinée à préparer le déploiement du contingent marocain dans le cadre de la Force internationale de stabilisation de Gaza, initiative portée par le président américain Donald Trump, les échanges entre les deux parties paraissent reprendre progressivement. Cette évolution apparaît comme une nécessité opérationnelle, dans la mesure où les forces israéliennes devraient conserver une présence dans certaines zones de l’enclave durant les premières phases de la mission.
Dans le prolongement de cette reprise des contacts à haut niveau, la presse israélienne a annoncé, de manière unilatérale, la prochaine visite au Maroc du numéro deux de la diplomatie israélienne. Une information qui n’a, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part des autorités marocaines, lesquelles observent un silence total sur l’éventualité d’un nouveau rapprochement politique ou diplomatique.
Appelé à jouer un rôle important dans la mise en œuvre du plan américain de stabilisation et de reconstruction de Gaza, le contingent marocain des FAR a tout intérêt à maintenir une coordination opérationnelle avec les autorités israéliennes, à l’instar du contingent émirati, lui aussi engagé au sein de cette force internationale. Les Émirats arabes unis, tout comme le Maroc, participent également au Conseil de la Paix mis en place sous l’impulsion de Washington. Cette coordination est considérée comme indispensable pour offrir à la mission les meilleures chances de succès, alors que son déploiement est annoncé avant la fin de l’année.
Dans cette perspective, le maintien de canaux de communication avec Tel-Aviv apparaît, pour les partisans de cette approche, comme une contrainte dictée par les réalités du terrain. Malgré la poursuite des opérations militaires israéliennes à Gaza, en Cisjordanie et au Liban, ils estiment qu’une coopération minimale demeure incontournable si l’objectif est de contribuer efficacement à la stabilisation de Gaza et à la reconstruction d’un territoire profondément meurtri par le conflit.
Par Jalil Nouri












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