Son entrée en vigueur ne doit pas passer inaperçue auprès de la vaste cible des jeunes et mérite, à elle seule, une campagne soutenue de promotion et de communication pour assurer sa réussite et favoriser son usage indispensable et quotidien, aussi important qu’un document officiel.
Saluons au passage cette initiative avant de la détailler, d’autant plus que son décret d’application vient d’être publié au Bulletin officiel pour lui donner son cadre réglementaire, dernière étape d’un processus qui vient à point nommé au moment où les jeunes sont appelés à aller voter dans un peu plus d’un mois et à exercer ainsi leurs droits et devoirs.
Qui sont les jeunes pouvant en bénéficier ? Tous ceux dont l’âge se situe entre 16 et 30 ans, Marocains et résidents étrangers vivant régulièrement au Maroc, avec une panoplie de services destinés à faciliter la vie quotidienne, appelée à être enrichie et actualisée au fur et à mesure.
Plus que de simples réductions de tarifs de transport, d’hébergement touristique, d’accès à des commerces partenaires, à des animations, divertissements et spectacles, sans oublier les concerts, le document se veut avant tout un signe de ralliement, un outil fédérateur et identifiant pour souligner une appartenance, la modernité et la soif du savoir et de la culture dans toutes ses variantes.
Ce lien entretenu avec le ministère de la Jeunesse, qui gérera seul à l’avenir cette application, a été renforcé dans sa conception par des partenariats avec des organismes publics et privés, des institutions de la société civile, des centres et associations culturels, tous pouvant contribuer à la réussite de cette nouveauté.
Mais pour que cette Carte Jeunes ne devienne pas simplement une application supplémentaire téléchargée puis oubliée dans les téléphones, il faudra lui donner une véritable utilité quotidienne. Plus le nombre de partenaires sera important, plus les réductions seront attractives et plus les services proposés correspondront aux préoccupations réelles des 16-30 ans, plus elle trouvera naturellement sa place dans leurs habitudes.
Transport, culture, sport, formation, voyages, loisirs, commerces, accès à certains services publics : le potentiel est considérable. Encore faut-il que les jeunes sachent précisément ce que cette carte peut leur apporter et comment en bénéficier.
D’où la nécessité d’une campagne nationale de communication, particulièrement sur les réseaux sociaux, mais également dans les universités, établissements de formation, maisons de jeunes et espaces fréquentés par cette génération. Une bonne idée ne devient une réussite que lorsqu’elle rencontre son public.
Il ne faut pas voir dans sa mise en service aujourd’hui un acte d’opportunisme politique de la part du ministre de la Jeunesse à l’origine de cette initiative, car sa préparation a nécessité une longue période de rude labeur et de créativité avant d’aboutir.
Reste maintenant l’épreuve la plus importante : celle de son utilisation réelle.
Car le véritable succès de la Carte Jeunes ne se mesurera pas au nombre de téléchargements enregistrés durant ses premières semaines, mais au nombre de jeunes qui, dans quelques mois et quelques années, continueront à l’utiliser parce qu’elle leur facilite réellement la vie.
Par Jalil Nouri












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