Ce qui devait être une candidature commune ressemble de plus en plus à un match dans le match. À quatre ans du Mondial 2030, Marocains et Espagnols défendent désormais avec une détermination croissante leur droit d’accueillir le rendez-vous suprême : la finale.
Et si Madrid semblait longtemps partir avec plusieurs longueurs d’avance grâce au mythique Santiago Bernabéu, Casablanca est désormais devenue une concurrente que l’Espagne ne peut plus ignorer.
Le ton employé par Rafael Louzán en témoigne. Le président de la Fédération espagnole estime qu’il serait difficilement compréhensible que son pays, appelé à accueillir une part importante des rencontres, n’obtienne pas la finale. La presse espagnole va même jusqu’à évoquer l’hypothèse d’une remise en cause de sa participation à l’organisation si le dernier match lui échappait. Une menace qui, à ce jour, n’a toutefois fait l’objet d’aucune déclaration officielle de la RFEF.
Mais si la nervosité monte de l’autre côté du détroit, c’est aussi parce que le Maroc dispose d’un argument monumental : le Grand Stade Hassan II.
115.000 places : l’argument massue de Casablanca
Édifiée dans la région de Benslimane-Casablanca, la future enceinte affichera une capacité brute de 115.000 spectateurs, dont 108.800 places nettes dans sa configuration Mondial. Le dossier officiel de candidature la destine explicitement à pouvoir recevoir le match d’ouverture ou la finale.
Aucune enceinte proposée par les trois principaux pays organisateurs n’atteindra une telle capacité.
Le projet dépasse d’ailleurs largement la construction d’un stade. Sur une centaine d’hectares doit émerger une véritable cité sportive comprenant notamment des installations d’athlétisme, une salle omnisports, un centre de congrès, des espaces de loisirs et des infrastructures hôtelières. Le budget annoncé pour le Grand Stade atteint 5 milliards de dirhams.
Casablanca pourrait donc offrir à la FIFA ce qu’elle recherche traditionnellement pour son événement phare : une enceinte spectaculaire, une capacité exceptionnelle et une image immédiatement identifiable à l’échelle mondiale.
Et pourquoi pas l’Afrique pour le centenaire ?
Le Maroc possède également un argument symbolique.
Le Mondial 2030 célébrera le centenaire de la compétition sur trois continents. Les rencontres commémoratives auront lieu en Uruguay, en Argentine et au Paraguay, tandis que les 101 autres matchs seront organisés par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.
Attribuer la finale au Maroc offrirait donc à l’Afrique un symbole considérable : pour la première fois de l’histoire, une finale de Coupe du monde masculine serait disputée sur le continent africain.
L’Afrique n’a accueilli le Mondial qu’une seule fois, en Afrique du Sud en 2010. Vingt ans plus tard, Casablanca pourrait ainsi entrer à son tour dans l’histoire du football mondial.
L’argument marocain ne repose d’ailleurs plus uniquement sur les infrastructures. Le Royaume accumule les grands rendez-vous internationaux, transforme ses stades et dispose désormais d’une expérience organisationnelle appelée à s’enrichir encore avant 2030.
Le Bernabéu conserve de sérieux arguments
Pour autant, considérer la bataille comme gagnée serait prématuré.
Le Santiago Bernabéu possède ce que le Grand Stade Hassan II doit encore acquérir : une histoire, une réputation planétaire et une expérience immédiate des plus grands rendez-vous du football européen. L’Espagne dispose également d’un poids considérable dans l’organisation générale du tournoi.
Madrid n’est d’ailleurs pas seule dans le camp espagnol puisque Barcelone souhaite également positionner le Camp Nou. La presse sportive espagnole présente désormais clairement les enceintes de Madrid et Barcelone face au gigantesque stade marocain dans la course à la finale.
Mais une certitude s’impose : le Maroc a réussi à transformer une finale que beaucoup imaginaient naturellement espagnole en une véritable compétition.
La FIFA a d’ailleurs démenti en août les rumeurs affirmant que Gianni Infantino aurait déjà promis la finale au Royaume et répète que le choix n’est pas arrêté.
C’est peut-être précisément la meilleure nouvelle pour Casablanca.
Car lorsque l’Espagne éprouve désormais le besoin de rappeler publiquement pourquoi la finale doit lui revenir, c’est que le Grand Stade Hassan II n’est plus un outsider décoratif : il est devenu un candidat capable de faire trembler le Bernabéu.
Et avec 115.000 spectateurs, une première finale africaine et un stade construit précisément pour accueillir les plus grands matchs de la planète, le Maroc possède des arguments suffisamment puissants pour réclamer que le centenaire du Mondial s’achève à Casablanca.
Par M. Rouane












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Nous avons déposé xombien de candidatures ??
Aujourd’hui notre candidature est à moitié ou partielemenr validé pour le l’aspect pays (HÔTE……)…
Elle est partgé du coup…
Concernant votre sujet sur l’attributiion du lieu de la finale..il serai très regrettable de ne pas être selectionner vu le travail, l’investissement du royaume pour donner une autre dimention et valeur à. cette. compétition…où bien plûtôt…à ce sport !!