Alors que le Maroc enregistre des records d’arrivées touristiques et multiplie les investissements pour renforcer son attractivité, une question continue de diviser : les Marocains peuvent-ils encore s’offrir des vacances dans leur propre pays ? Entre les tarifs élevés des hébergements, les coûts du transport et de la restauration, de nombreuses familles de la classe moyenne, sans parler des ménages aux revenus modestes, renoncent à découvrir les richesses touristiques nationales. Le projet des chèques-vacances, qui aurait pu démocratiser le tourisme intérieur, n’a jamais vu le jour, laissant perdurer le sentiment que voyager au Maroc devient un privilège réservé à une minorité.
Au moment où le Maroc ambitionne de devenir une grande destination touristique mondiale, ne devrait-il pas permettre à ses propres citoyens de découvrir leur pays dans des conditions plus accessibles ? Faut-il encadrer davantage les prix, relancer le projet des chèques-vacances ou imaginer d’autres solutions ? Donnez-nous votre avis et partagez vos propositions dans les commentaires.












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Je suis cadre dans la fonction publique et je perçois un salaire d’environ 12.000 dirhams par mois. Sur le papier, certains pensent que c’est un revenu confortable. Dans la réalité, c’est une toute autre histoire. Entre la traite de mon appartement, les frais de scolarité de mes deux enfants, les factures, les dépenses quotidiennes et les imprévus, il ne me reste tout simplement plus un seul dirham à la fin du mois.
Résultat : chaque été, les « vacances » se résument souvent à aller chez mes parents. Non pas par choix, mais parce que je n’ai pas les moyens d’offrir à ma petite famille quelques jours dans un hôtel ou une station balnéaire. Pourtant, nous travaillons toute l’année et nous avons, comme tout le monde, besoin de souffler.
Aujourd’hui, voyager à l’intérieur de notre propre pays est devenu un luxe pour de nombreuses familles de la classe moyenne. Les tarifs des hébergements, de la restauration, des loisirs et même des transports découragent ceux qui vivent uniquement de leur salaire. C’est dommage, car le tourisme national devrait être accessible à tous, et pas seulement à ceux qui disposent de revenus élevés ou qui viennent de l’étranger. Si l’on veut réellement encourager les Marocains à découvrir leur pays, il est temps de proposer des offres adaptées au pouvoir d’achat des familles marocaines, surtout pendant les vacances scolaires.
Franchement, tout est devenu hors de prix. Je me souviens qu’il y a seulement trois ou quatre ans, je réservais une chambre double en formule All Inclusive au RIU Tikida Palace d’Agadir pour environ 2.200 dirhams la nuit. Aujourd’hui, le même séjour est affiché à 4.500 dirhams ! C’est une augmentation difficile à comprendre. Les salaires, eux, n’ont certainement pas doublé en quelques années. À ce rythme, les vacances deviennent un privilège réservé à une minorité, alors que de nombreuses familles marocaines rêvent simplement de passer quelques jours au bord de la mer sans mettre en péril leur budget du mois. Le tourisme national ne devrait pas devenir un luxe pour les Marocains eux-mêmes.
Dans les années 70 à 90, il y avait encore des choix pour la classe populaire, je penses justement aux campings au sud et au nord du Maroc, ou on pouvait planter des tentes en famille, ou en force quand on part en solo ou entre amis, puisque les dirigeant des campings de cette époque, favorisaient, comme des cons, les célibataires étrangers aux nationaux, puis on avait aussi des plages ou on pouvait planter des tentes, que ce soit au sud, ou au nord et même à Casablanca sur plusieurs endroits, aujourd’hui tous ces endroits sont devenus interdit aux campigniens, la classe populaire ne pouvant pas s’offrir des nuitées d’hôtels trop chers, s’abstienne et regarde coté location privé, là encore, l’état, au lieu de réguler ce secteur; l’interdit presque, on dirait que même si un responsable issue de la classe populaire prend des galons, il retourne vite sa veste et ignore que 80% des marocains n’ont pas de moyens pour s’offrir des vacances dignes de ce nom.