Chaque année, le mois d’août remet le débat sur la table. Entre les congés annuels, les vacances scolaires et plusieurs jours fériés qui se succèdent parfois à quelques jours d’intervalle, l’activité tourne au ralenti dans de nombreux secteurs. Administrations, entreprises, banques ou services fonctionnent en effectifs réduits, tandis que le tourisme, la restauration et les loisirs profitent davantage de ces périodes de repos.
Dès lors, une question mérite d’être posée : le Maroc compte-t-il trop de jours fériés ? Ces journées chômées et payées sont-elles devenues trop nombreuses au regard des impératifs de productivité et de compétitivité de l’économie ? Ou constituent-elles, au contraire, des temps de repos indispensables à l’équilibre des salariés et à la vie familiale ?
Au-delà du simple nombre de jours fériés, leur répartition dans le calendrier et leur concentration à certaines périodes peuvent également être interrogées.
Trop de jours fériés ou pas assez ? Faut-il en réduire le nombre, mieux les répartir dans l’année ou, au contraire, préserver le calendrier actuel ?
La question mérite un véritable débat, car elle touche à la fois au monde du travail, à la productivité des entreprises, au fonctionnement des services publics et à la qualité de vie des Marocains.
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Trop c’est trop.Pourquoi 2 jours pour les fêtes religieuses : c’est anormal. !!! Pourquoi les banques ferment comme les administrations. Il faudrait négocier avec la banque du Maroc…Trop de fêtes nationales. En conclusion il faudrait réduire de façon à ne pas dépasser 12 jours.
Je comprends que la multiplication des jours fériés puisse agacer d’un point de vue purement comptable, mais comparer directement le calendrier marocain au modèle européen sans prendre en compte le contexte local mène à une fausse conclusion. Il y a plusieurs réalités majeures à considérer :
1. La nature des fêtes religieuses
On ne peut pas comparer le déroulement des fêtes islamiques (comme l’Aïd el-Fitr ou l’Aïd el-Adha) avec les fêtes catholiques en Europe. Au Maroc, ces célébrations impliquent des déplacements massifs à travers tout le pays pour rassembler des familles éloignées, des rituels précis et un temps de préparation important. Accorder deux jours n’est pas un luxe, mais une nécessité organisationnelle pour permettre à la population de vivre ces moments structurants.
2. Le niveau des salaires et le pouvoir d’achat
Les salaires au Maroc ne sont pas comparables aux standards européens. Les jours fériés ne doivent pas être vus uniquement comme des « jours chômés perdus », mais comme des moments de répit indispensables pour des travailleurs dont le rythme annuel est souvent très soutenu et la protection sociale plus limitée.
3. La texture sociale et l’économie informelle
C’est sans doute le point le plus important : l’économie marocaine repose énormément sur le tissu social et le secteur informel. Ces périodes de fêtes génèrent un pic d’activité économique crucial. Des milliers de petits commerçants, artisans, transporteurs et vendeurs ambulants réalisent une part importante de leur chiffre d’affaires annuel durant ces quelques jours. Réduire ces fêtes paralyserait ce soutien économique informel dont dépendent d’innombrables familles.
Vouloir plafonner arbitrairement les jours fériés à 12 jours en copiant un modèle extérieur, c’est ignorer l’équilibre social et économique propre au Maroc. Les banques et administrations s’adaptent simplement au rythme réel de la société dans laquelle elles opèrent.
L’Angleterre compte 8 jours fériés par an, incluant les fêtes nationales et religieuses. Au Maroc, on compte 8 jours fériés rien que pendant le mois d’août !
السلام عليكم ورحمة الله تعالى وبركاته
Effectivement il y a trop de jours fériés au Maroc surtout les jours fériés pour un événement national. Je pense que le 11 janvier, le 14 août et le 20 août devraient être célèbrés pour rappeler leur histoire sans que ça soient des jours chômés.
mieux les répartir sur toute l’année, à raison de 2jr/ mois. ça serait l’ideal
Au Maroc ce qui gêne le nombre excessif des bons à rien au lieu de trouver des solutions à longue terme aux défis des prochaines 50 années à venir Pin chômage vieillissement de la population population active l’enseignement qui trébuche depuis les années 86 faire faces….
Je pense pas qu’il y a trop de jours fériés au Maroc comparaison à d’autres pays !
Exceptionnellement, cette année ça a coïncidé avec la fête du prophète en Aout.
Il faut plutôt penser aux années où ces jours fériés coïncidé avec les samedis et dimanches et seront perdus! Dans de tel cas, d’autres pays les repartent au jours ouvrables suivants.
Dire ou écrire que c’est trop reste à mon avis non justifié d’abord c’est juste pour le mois d’août (et il n’y a que 3 jours (pour cette année la célébration de l’anniversaire de la naissance du prophète s’est incrustée.)..sinon il n’y a pas lieu de se comparer aux autres pays chacun a ses spécificités ses us et coutumes de plus le mois d’août correspond habituellement aux congés….(et notamment pour l’administration)
Fêter ou célébrer une fête (religieuse) ou événement historique lié à la nation devrait être maintenu rien que pour rester un repère de mémoire surtout pour les générations montantes et même à l’actuelle qui se perd dans les significations ou n’en connaît même pas l’avènement…
Peut-être réfléchir au sort du « chômé payé « ….
Au Maroc nous avons plus de jours fériés par rapport à mes pays de référence (Royaume-Uni, mon pays natale, et la France, où j’ai résidé et travaillé) :
– Maroc : entre 13 et 14 ;
– Royaume-Uni : entre 8 et 10 selon la région ;
– France : entre 11 et 13 selon la région.
Cependant, il convient de regarder aussi les jours de congés typiquement accordés :
– Maroc : entre 18 en début de carrière et 30 en fin de carrière ;
– Royaume-Uni : 28 mais un employeur peut décider que les 8 jours fériés sont inclus dans le calcul ;
– France : 30 plus jours de Réduction du Temps de Travail (RTT).
Au total :
– Maroc : entre 31 en début de carrière et 44 en fin de carrière ;
– Royaume-Uni : entre 28 et 38 ;
– France : entre 31 et 41 (plus de mémoire j’avais 15 jours de RTT)
Globalement les différences ne sont pas énormes.
-Un jour suffit pour les fêtes religieuses.
-Quand une fête religieuse et une fête nationale se rejoignent dans la même semaine la fête nationale ne sera pas chômée
Pour les fêtes religieuse une seule journée férié comme en europe. Celui qui veut plus dois poser des jours de congés.
Marre des discours rébarbatifs et de la productivité à tout prix. Le monde du travail est déjà assez difficile au Maroc sans devoir en rajouter en retirant des jours fériés acquis grâce aux mouvements sociaux. Pourquoi toujours cette haine des loisirs ?
Je crois fermement qu’il ya trop de jours fériés au Maroc. 1 jour férié en milieu de semaine casse parfaitement le rythme et le rendement de la semaine
comment les partager c’est des jours fériés qui conrrespondent à des évenements religieux ou nationaux précis avec des dates précises , c’est comme demander à la France d’éliminer la fête du 14 juillet ou lui changer de date
La question de l’existence ou non de ces jours fériés ne méritent même pas d’être posée
Au Maroc, les salariés bénéficient de 16 jours fériés payés par les entreprises, soit environ 5,16 % de la masse salariale, sans aucune production correspondante.
À mon sens, ce coût est excessif et mérite d’être réexaminé, notamment au regard de la compétitivité des entreprises et de leur capacité à supporter les charges sans contrepartie productive.
Trop trop de jours feries faut revoir c est un?vrai problème on a besoin de faire des papiers administratifs ou aller a la banque ou la pharmacie ou le medecin
Tout à fait d’accord sur la pléthore du nombre de jours fériés au Maroc et son impact sur l’économie.
La masse salariale publique en 2025 selon HCP est de 183,3MMDH et celle du secteur privé selon la CNSS est entre 230 et 240MMDH, disons en moyenne 235MMDH.
Donc au total cette masse avoisine 418MMDH.
Si l’on divise cette masse sur 312j dans l’année, chaque jour férié coûte à la collectivité, 1,3MMDH, chiffre à méditer.
Au manque de rendement , les jours fériés aggravent la compétitivité
« Trop de jours fériés ? »… Je crois surtout que nous vivons dans un monde où le repos paraît toujours être « trop », simplement parce que la production est devenue la mesure de notre valeur.
Pourtant, le corps, le mental et l’esprit ont besoin de pauses, de silence, de temps pour vivre, créer, aimer, contempler… ou simplement faire autre chose que produire.
Et nous traversons peut-être justement une mutation profonde : le passage vers une ère plus individuelle, plus libre, où chacun est appelé à retrouver son propre rythme et à écouter davantage son énergie intérieure.
La vraie question n’est peut-être pas : « Avons-nous trop de jours fériés ? »
Mais plutôt : « Pourquoi avons-nous autant de mal à accepter de nous arrêter ? »
Effectivement il y a trop de jours fériés au maroc il faut trouver une solution afin que l économie du pays ne souffre pas
Il n’est pas possible d’avoir 5 jours de congés consécutifs en dehors des vacances
Le nombre de jours fériés est catastrophiquement élevé. Pour preuve, nous sommes dans le peloton de tête mondial en la matière.
Cependant, si vous posez la question à akhenouch, il vous dira naturellement que non, lui qui a multiplié les ponts et autres jours non fériés et offerts gracieusement au chômage. S’il comptait sur la promotion de la fainéantise pour redorer son image, c’est raté.
Pauvre Maroc.
Il ne faudrait surtout pas oublier, dans le décompte des jours fériés et autres journées « offertes », de comptabiliser également tout le mois de Ramadan.
Car au-delà des deux heures quotidiennes généreusement grattées de plein droit — histoire de permettre à nos valeureux salariés de commencer plus tard, de finir plus tôt, et, entre les deux, de ménager quelques pauses — il faudrait aussi avoir l’honnêteté de prendre en compte la chute vertigineuse de la productivité pendant tout le mois.
Entre les horaires aménagés, la fatigue invoquée et le rendement qui s’évapore comme par enchantement, Ramadan finit par ressembler moins à une période de travail aménagée qu’à un congé annuel déguisé, étalé sur trente jours.
À ce compte-là, autant l’inscrire directement au calendrier des jours fériés : au moins, les statistiques de productivité auront le mérite de rester cohérentes.