Ils étaient alliés pour le meilleur et le pire au départ, ils sont devenus ennemis à l’arrivée. Les deux formations du RNI et du PAM, qui partent comme favoris pour les prochaines élections législatives, se déchirent publiquement et se dirigent vers un divorce définitif.
Au vu de cette situation qui se dégrade de jour en jour, avec des échanges violents ne volant pas très haut, les deux formations, ayant cohabité harmonieusement durant cinq années au sein du même gouvernement sous le leadership du RNI, sont pratiquement assurées aujourd’hui de ne pas reconduire cette expérience au lendemain des résultats électoraux de chacun, le PAM ayant déjà annoncé qu’en cas de victoire très probable, il ne fera pas appel au soutien du RNI pour composer sa majorité au Parlement et au gouvernement, de même qu’en cas contraire et de victoire du RNI, il sera dans l’opposition.
Ce changement majeur, intervenant dans un contexte de fièvre et de surenchère électorales, ne risque pas de modifier la donne, les deux partis étant interchangeables dans toute configuration future à la lumière des résultats du scrutin ; mais pour les deux directions, les jeux sont quasiment faits, sauf grosse surprise, avec très peu de chances qu’un troisième larron ne vienne les renvoyer dos à dos pour se retrouver contraints de se rabibocher à contre-cœur.
Les deux partis de centre droit et d’obédience libérale ont longtemps travaillé ensemble, bien avant l’actuel gouvernement sortant, sans le moindre nuage, mais la course aux candidats a mis fin à leur entente en bousculant les prérequis de la majorité qui dirigera les affaires du pays durant les cinq prochaines années.
Par Jalil Nouri












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