Il fallait bien que le scandale éclate au grand jour et que les deux formations prétendantes à diriger le prochain gouvernement de l’après-23 septembre 2026 s’engagent dans des échanges au vitriol, en s’accusant de pourrir les élections prévues pour se tenir à cette date, mais qui se voient ainsi salies de basses accusations.
C’est le RNI qui a été le premier à dégainer, dans un communiqué lu au cours de sa dernière réunion de coordination, un chapelet de reproches lancés sur un ton très dur à l’égard du PAM, à la limite de l’insulte, et à condamner ses pratiques de débauchage de ses cadres, élus et notables ayant toutes les chances de remporter des circonscriptions. Pour appuyer ses dires, le parti d’Akhannouch, qui dirige le gouvernement, a également cité le cas de la formation de l’Istiqlal, également membre de la majorité sortante, mais a réservé les lignes les plus sévères du communiqué à celle du PAM, devenu 1er rival.
Curieusement, et tout juste après cette réunion, un enregistrement sonore sorti de nulle part et attribué au numéro 3 du RNI, Rachid Talbi Alami, actuel président de la Chambre des représentants, dénonce ouvertement et désigne le nouveau joker du PAM, Faouzi Lakjâa, comme étant le recruteur en chef de cette campagne de débauchage illégale de candidats bien placés aux élections au détriment du RNI.
Hier amis et alliés, membres du même gouvernement pour le meilleur et le pire, surtout le pire comme on peut le constater, les deux partis se retrouvent donc, à la veille du scrutin, face à face et à couteaux tirés dans une guerre sans merci.
Difficile de voir le RNI ester en justice contre le PAM pour lui avoir « chipé » ses candidats les mieux placés et les avoir retournés pour aller au charbon contre leur propre ancienne formation. Mais que l’on se rassure et, dans une autre mesure, les deux partis en guerre ne sont pas les seuls à s’échanger des politesses, car la plupart des acteurs de la scène électorale ont usé et abusé de telles pratiques, ne respectant pas le code de bonne conduite politique aux élections, et celle de 2026 en restera malheureusement le plus mauvais exemple.












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