Le message royal adressé aux 3 000 participants réunis à Tanger à l’occasion de la 8ᵉ édition du Congrès mondial des Cités et Gouvernements Locaux Unis a suscité, au-delà des acclamations saluant sa portée, une réaction unanime de respect pour la feuille de route proposée par le roi Mohammed VI aux gestionnaires des villes venus des quatre coins de la planète.
Lu par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, le message royal s’est longuement arrêté sur l’avenir des villes, dirigées par des élus dans chaque pays, en soulignant les défis futurs liés aux politiques de développement et de gouvernance. Ces défis, a rappelé le Souverain, ne peuvent être relevés qu’à travers la promotion de la pratique démocratique, le renouvellement des gouvernances locales, la consolidation de la justice territoriale et la reconnaissance du rôle central des cités.
La réduction des inégalités territoriales, chère au Souverain et maintes fois préconisée afin de garantir un développement plus équilibré des pays et de leurs villes au profit des habitants, a été fortement applaudie. Elle a été jugée particulièrement importante pour un pays du Sud comme le Maroc, mais aussi pour de nombreux autres États confrontés aux mêmes défis, notamment lorsqu’il s’agit de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
Le roi Mohammed VI a également mis en avant l’importance que le Maroc accorde à la régionalisation avancée, une expérience qu’il a saluée à plusieurs reprises pour son rôle incontournable dans la refonte des politiques publiques. Cette approche permet de concevoir une nouvelle forme de développement territorial, adaptée aux spécificités de chaque région, à sa nature géographique, à ses besoins propres et à ses priorités économiques et sociales. Elle vise ainsi à établir un contrat d’équité, de solidarité et de complémentarité entre les régions.
Expliquée et détaillée dans le message royal, cette philosophie du développement territorial a été accueillie avec un vif intérêt par les participants. Pour de nombreux représentants présents au congrès, elle constitue un modèle à prendre en considération et, pour certains pays, une source d’inspiration susceptible d’être adaptée à leurs propres réalités locales.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous