Aussitôt arrivé au PAM, aussitôt lancé dans la bataille pour prendre le contrôle des conseils des grandes villes marocaines. Et qui de mieux placé pour mener ce combat que Faouzi Lakjâa, l’omniprésent ministre qu’on ne présente plus aux Marocains ?
Pour afficher clairement ses intentions, le parti du tracteur a choisi d’envoyer le week-end dernier, symboliquement, son nouveau membre dirigeant, Lakjâa, dans le fief d’Akhannouch, la région du Souss et son chef-lieu à Agadir, où Lakjâa a pris pour la première fois la parole au nom de cette formation qu’il vient de rejoindre pas plus tard que le 23 juillet. Le message a été clair et concis pour résumer son intervention devant les cadres locaux : le PAM entre dans une nouvelle approche de la politique qu’il mettra en œuvre dès sa prise de fonction dans la direction de l’Exécutif, avec de nouvelles méthodes de gestion des affaires du pays si les citoyens lui donnent, par leur vote, les clés de la primature, ce que le parti du tracteur croit fermement.
C’est pour cette raison que le PAM a choisi d’envoyer dans cette mêlée électorale un nouveau venu qui incarne ses nouvelles méthodes de gestion de l’argent public pour traduire au mieux sur le terrain les orientations royales avec l’efficacité et les résultats attendus. Dans des phrases adressées indirectement à l’actuel maire de la ville, Akhannouch, ex-président du premier parti concurrent du PAM au scrutin de septembre et toujours figure tutélaire incontournable de la région, le ministre du Budget et patron du football national a promis des changements où l’impossible n’existe pas.
En envoyant ainsi au front Lakjâa dès son élection à son bureau politique, disent les observateurs et les politologues, le PAM aura du mal encore à cacher qu’il compte lui donner les clés du parti pour conduire le gouvernement à son nouvel homme fort, malgré ses dénégations, si la victoire est au rendez-vous le 23 septembre prochain.
Par Jalil Nouri



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