Il semble bien que le Parti Authenticité et Modernité ait choisi, pour démarrer une campagne préélectorale qui ne dit pas son nom, de jeter son dévolu sur la région du Souss, sous l’emprise d’Akhannouch depuis une éternité, pour tenter d’en déloger son parti, le RNI.
Pour cette tentative à hauts risques, le PAM a choisi un visage nouveau en politique, celui de Faouzi Lakjâa, ministre et patron de la Fédération de football, pour cette opération commando doublée des prémices d’une organisation interne de la formation du tracteur, dans le cadre de cette mission qu’il mène tambour battant, sans relâche.
Ces derniers jours ont vu le nouvel homme fort du PAM, bien qu’il rejette ce titre, débarquer dans plusieurs villes de la région, avec Agadir comme première étape, bien entendu suivie de Tiznit puis de Taroudant, en prêchant la bonne parole électoraliste.
Ayant du souffle et des idées bien en place, qualités rares pour un débutant en politique, le nouveau joker de cette formation, qui vise la première place du podium en septembre, a laissé l’impression à l’électorat du Souss qu’en arrivant avec ce forcing pour le détourner de son vote traditionnel en faveur d’Akhannouch et de son parti, le PAM a voulu lui démontrer qu’avec Lakjâa comme éclaireur, il compte bien changer la donne.
D’ores et déjà, il y a fort à parier que, de toutes les régions et les circonscriptions, celle du Souss-Massa donnera lieu à l’une des batailles les plus féroces du scrutin, avec pour objectif de mettre fin et de tourner définitivement la page de l’ère Akhannouch et de son équipe dans leur bastion amazigh. Une éventualité qui devrait signer la plus grosse surprise symbolique du scrutin législatif du 23 septembre.
Réponse dans les urnes…
Par Jalil Nouri












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