Les syndicats des personnels des établissements de l’enseignement supérieur n’ont pas attendu le début de la prochaine année universitaire pour exprimer leur ras-le-bol sur leur situation matérielle et les plans de carrière, car ils annoncent dès à présent un programme de mobilisation avec des arrêts de travail perlés bien avant la rentrée.
Se plaignant dans leurs réunions de coordination du retard pris par les discussions avec le ministère au sujet de leur cahier revendicatif, les différents syndicats regroupant et représentant les personnels administratifs disent ne s’attendre à aucun progrès ni résultat pour l’instant et dénoncent, au passage, le non-respect par le ministère des accords précédents pour lesquels ils avaient obtenu des concessions faisant partie du reste de leurs demandes, toujours gelées au niveau du siège du ministère.
En conséquence, ces catégories concernées s’estiment lésées et entendent bien perturber, voire paralyser, pendant des mois, dès la rentrée universitaire, l’activité dans les universités et dans les administrations relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, jusqu’à l’obtention de gain de cause après la réactivation d’un dialogue sérieux et positif sur tous les points en suspens, dont la majorité relève du chapitre social avec son corollaire salarial et les statuts.
Habituellement, ces mouvements, desquels se désolidarisent enseignants et étudiants, surtout quand ils sont programmés à l’ouverture de l’année universitaire et les jours qui la précèdent, sont vus comme des synonymes annonciateurs d’une agitation et de perturbations en chaîne, avec de lourdes conséquences sur la marche des universités et des facultés qui en relèvent. Cette menace pèsera lourd.
Par Jalil Nouri












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