« Osons tous ensemble ». Bien choisi par le Parti du Progrès et du Socialisme, le slogan de campagne fait bien écho aux ambitions de la formation dirigée par Nabil Benabdallah, qui se voit bien obtenir les meilleurs résultats de son histoire pour diriger le gouvernement.
Chaque formation est libre de donner libre cours à ses ambitions. C’est le cas du PPS qui, avec un projet bien ficelé, pragmatique et très socialement coloré, veut frapper les esprits des électeurs en s’appuyant sur pas moins de 220 engagements ciblés et chiffrés autour de quatre axes allant, outre la priorité sociale et le développement humain, de l’économie et l’écologie à la démocratie et la géopolitique.
Ce dernier point, c’est à souligner, n’a été que peu abordé par les autres partis, qui doivent se méfier du PPS, entamant les dernières élections pour son leader, appelé à une retraite méritée.
Deux chiffres-chocs annoncés d’emblée qu’il faudra retenir : pour financer le budget de son programme en cas de victoire, le PPS table sur 575 milliards de dirhams pour cinq années, contre des recettes supplémentaires de l’ordre de 622 milliards. Un budget bien détaillé, rubrique par rubrique, contrairement à bien d’autres concurrents qui s’en sont abstenus, par paresse ou par manque de visibilité technique.
Pour le chômage, le PPS s’avance avec prudence en voulant le ramener, avec une dose de réalisme, à moins de 10 %, alors que tous les autres objectifs visés ont la particularité d’être spécifiés dans le détail, un à un, avec un calendrier précis d’exécution, toujours avec réalisme.
Sans exagération aucune, l’on peut estimer que le PPS est le parti qui s’est le plus appliqué dans l’élaboration de ce programme, ce qui lui confère une avance dans cette course électorale, dans laquelle il a fourni des efforts louables pour se rapprocher des jeunes, mais pas seulement.
Par Jalil Nouri












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