Avec 99 promesses à tenir en cas de victoire, le parti de l’Istiqlal a fait plus court que ses concurrents et surtout plus prudent, en évitant d’aborder dans son programme toute référence à un chiffrage budgétaire ou à un plan de financement, contrairement aux autres.
En revanche, la formation, ferme sur l’égalitarisme, s’est abondamment confiée sur sa manière future de réduire les écarts dans le pouvoir d’achat des citoyens, sur la cohésion et la prospérité, en améliorant le niveau de vie et les services publics. Le parti dirigé par Nizar Baraka montre ainsi sa volonté d’aller à l’essentiel, dans un langage simple et direct, pour s’attarder sur les attentes réelles de la population marocaine.
S’étalant sur cinq axes à forte connotation sociale, l’Istiqlal affiche sa détermination à accentuer la lutte contre la corruption, classique, dirait-on, et, tout aussi classique, à travailler à l’amélioration espérée des systèmes d’éducation, de santé, d’habitat pour tous et d’une économie encore plus performante pour tous.
Originalité de ce programme et de ses promesses : le parti propose d’accorder un soutien financier dérisoire de 5 000 DH pour encourager les Marocains à se marier et de doter le pays de 100 000 nouveaux jeunes talents dans le numérique, un défi à portée de main.
Le parti de Nizar Baraka, qui compte une pléthore de hauts cadres au sein d’une Alliance reconnue, a étonnamment choisi de ne pas chiffrer son programme, dans un souci de visibilité semble-t-il. Une première dans son histoire qui fera date et appellera maints commentaires et interrogations.
Par Jalil Nouri












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