Les autorités népalaises ont révisé à la hausse ce lundi le bilan des inondations dévastatrices qui ont frappé le pays, portant le nombre officiel de victimes à 939 morts. Cette tragédie a été provoquée mercredi dernier par le passage soudain d’une gigantesque coulée composée de glace, de roches, de boue et de débris. La coulée a déferlé à grande vitesse dans les vallées montagneuses, engloutissant des villages entiers et causant des destructions matérielles massives dans plusieurs régions.
Dans le même temps, les instances compétentes de Katmandou ont apporté des ajustements concernant les personnes introuvables, révisant le chiffre à la baisse de 4 247 à 3 925 disparus. En comptabilisant les 16 décès recensés du côté chinois de la frontière, le bilan global de cette catastrophe transfrontalière s’élève désormais à 955 morts dans l’ensemble du massif himalayen, illustrant l’ampleur inédite des dégâts causés de part et d’autre des sommets.
Sur le terrain, la recherche des victimes se poursuit dans des conditions extrêmement périlleuses pour les équipes de secours. À l’échelle régionale, le total des personnes portées disparues s’établit désormais à 4 471 individus, dont 546 signalés par les autorités chinoises. Les secouristes continuent de déblayer les tonnes de gravats et de boue séchée dans l’espoir localiser d’éventuels survivants ou de restituer les corps aux familles.
Cette crise humanitaire majeure remet en lumière la vulnérabilité extrême des zones de haute montagne face aux événements météorologiques violents et aux effondrements géologiques. Alors que les opérations de déblaiement progressent difficilement dans les accès isolés, les autorités locales cignent que le bilan ne s’alourdisse encore au fur et à mesure que les équipes de secours pénètrent dans les zones jusqu’alors inaccessibles.












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