Le tribunal de première instance de Marrakech a rendu son verdict ce lundi dans l’affaire impliquant la célèbre influenceuse marocaine Soukaina Glamour. Reconnue coupable d’atteinte à la moralité publique et d’outrage aux bonnes mœurs sur les réseaux sociaux, la créatrice de contenu a été condamnée à 10 mois de prison ferme assortis d’une amende de 500 dirhams. Ce jugement vient sceller une procédure judiciaire suivie de près par l’opinion publique et les utilisateurs des plateformes numériques.
Outre la peine d’emprisonnement, la juridiction a prononcé une sanction complémentaire particulièrement lourde : l’interdiction formelle d’accéder et de publier sur les réseaux sociaux pendant une durée de trois ans. Cette mesure prive la Tiktokeuse de son principal outil d’expression et de travail, marquant une volonté affichée des autorités de neutraliser l’impact de ses activités en ligne. L’accusation reposait sur l’analyse de plusieurs séquences vidéo jugées contraires aux valeurs et aux normes éthiques régissant l’espace public national.
L’affaire avait connu un tournant décisif lors de l’interpellation de l’influenceuse à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca, alors qu’elle s’apprêtait à quitter le territoire national. Placé en détention provisoire à la prison locale de Loudaya à Marrakech le temps de boucler les investigations, le dossier a rapidement été transmis à la justice. Les juges ont ainsi retenu la gravité des faits d’incitation à la débauche pour justifier un maintien sous les verrous.
Cette condamnation ferme adresse un signal fort à l’ensemble des créateurs de contenu opérant au Maroc quant aux limites légales de la liberté d’expression sur Internet. En combinant privation de liberté et bannissement numérique, la justice marocaine réaffirme sa fermeté face aux dérives sur les réseaux sociaux et fixe un précédent jurisprudentiel strict pour les personnalités publiques accumulant de larges audiences en ligne.












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