La finale du Mondial 2030 n’a pas encore de stade, mais elle a déjà deux propriétaires autoproclamés.
Après Fouzi Lekjaâ, qui a profité de la tribune électorale pour étoffer son discours en mettant en avant ses réalisations et les ambitions qu’il porte pour le football marocain, allant jusqu’à assurer devant les électeurs que la province de Benslimane aurait « l’honneur » d’accueillir la finale du Mondial 2030, l’Espagne n’a pas tardé à répliquer avec une assurance tout aussi catégorique.
Rafael Louzán, président de la Fédération espagnole, estime que la grande affiche de 2030 doit se jouer en Espagne. Son argumentaire repose sur l’expérience du pays dans l’organisation des grandes compétitions, ses infrastructures et son poids dans le dispositif du Mondial.
Voilà donc le Maroc et l’Espagne engagés dans un match qui commence quatre ans avant le coup d’envoi.
Côté marocain, l’arme principale porte un nom : Grand Stade Hassan II. En construction à Benslimane, près de Casablanca, cette enceinte futuriste de 115.000 places ambitionne de devenir le plus grand stade au monde spécifiquement consacré au football.
En face, l’Espagne peut notamment avancer le Santiago Bernabéu et le Camp Nou. Les trois enceintes figurent parmi celles répondant aux exigences envisagées pour recevoir la finale.
Mais dans cette bataille de déclarations, un arbitre reste silencieux : la FIFA.
L’instance internationale a immédiatement refroidi les certitudes marocaines en rappelant qu’aucune décision n’avait été prise et qu’elle trancherait « en temps voulu ». Elle avait déjà qualifié de « fausses et trompeuses » les informations selon lesquelles Gianni Infantino aurait promis la finale au Maroc.
Autrement dit, ni Casablanca ni Madrid ne peuvent aujourd’hui crier victoire.
Mais une chose est certaine : la finale du Mondial 2030 est devenue un match dans le match entre le Maroc et l’Espagne.
Et celui-là se joue déjà à guichets fermés.



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