Dans ce classement valable jusqu’à ce vendredi et en attendant la ligne droite du scrutin législatif prévu pour mercredi prochain, la scène politique et partisane a vécu des moments inqualifiables où interventions, dérapages et excès n’ont pas manqué.
Pour l’heure, la palme d’or des dérapages incontrôlés qui ont inondé les réseaux sociaux et les médias traditionnels revient à l’inévitable et inénarrable Abdelilah Benkirane, le leader du parti islamiste du PJD qui, dans une sortie fracassante à Taza qui fera date dans les annales, s’est aventuré imprudemment sur les questions de morale en prévenant les Marocains contre l’apparition, dans une société réputée conservatrice, de phénomènes comme les mariages entre personnes du même sexe qui pourraient adopter des enfants. Benkirane a voulu ainsi grossir piteusement le trait pour s’attirer des voix et régler ses comptes avec le ministre de la Justice, Ouahbi, qu’il accuse de vouloir légaliser les relations hors mariage et les unions entre homosexuels et lesbiennes.
Sur un plan tout à fait différent, celui de la politique et du sport, c’est l’actuel chef du gouvernement, Akhannouch, qui, craignant une déroute de son parti du RNI aux élections par la faute de l’intrusion en politique de Faouzi Lakjaâ, le ministre du Budget et patron du football national qui a rejoint le PAM pour rebattre les cartes, n’a pas trouvé mieux, avec un manque flagrant de fair-play, que d’accuser publiquement ce dernier de vendre aux Marocains des rêves qui ne se réaliseront pas, citant les défaites à la CAN et en Coupe du monde ainsi que les ratés dans ce qu’il entreprend, tout en asséchant les caisses de l’État. Une perche aussitôt saisie en Espagne par les adversaires du Maroc, trop heureux de voir un responsable marocain leur fournir lui-même des arguments à exploiter contre le Royaume.
Enfin, la troisième personnalité à avoir franchi le Rubicon et pris la troisième marche de ce podium des sorties de piste et des incohérences n’est autre que le leader du Mouvement populaire, Ouzzine. Celui-ci n’a rien trouvé de mieux à faire pour s’attirer des voix en solidarité avec lui et son parti que d’accuser les autorités d’avoir placé son parti et lui-même en priorité sur écoutes, comme s’il constituait un danger pour l’État. Se faisant passer pour le seul martyr de la classe politique, oubliant au passage qu’il a été ministre, le leader du MP s’est tout au plus tourné en ridicule pour devenir, aux yeux de ses pairs, un champion du ridicule, justifiant ainsi la chute de son parti.



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Monsieur Nouri, Certains de tes papiers sont parfois intéressants, mais là, tu es hors jeux et tu viens de commettre une faute dans le rectangle qui doit être sanctionné par un pénalty.
Comme par hasard, chez les autres partis il n’y a que de la vérité divine ?!
Cela mérite bien plus qu’un penalty !
Je partage parfaitement votre déception !
Le phénomène de transhumance politique n’est pas intrinsèquement un acte malsain. C’est la façon dont il en est souvent usé par les protagonistes en jeu qui le rend condamnable.
En droit, surtout en matière civile est commerciale, il y a une notion qu’on appelle « obligation de non concurrence » bien connue et qui a été introduite par le législateur pour protéger les intérêts légitimes de toute entreprise en cas de départs inopinés de profils, surtout les plus hautement qualifiés, de son organisation.
Je n’ai pas eu le temps de consulter la législation régissant le cadre légal des formations politiques au Maroc (je crois au passage qu’elle doit, très probablement, laisser à désirer ne serait-ce que pour la question des mandats qui ont tendance à devenir sans limitation dans le temps rendant certains secrétaires généraux impossible à déboulonner de leur siège comme s’ils étaient les seuls astres en mesure d’illuminer les voies au bon développement aussi bien de leur parti respectif que de de notre pays … !), mais je pense qu’on devrait s’inspirer de cette notion, si ce n’est pas déjà le cas, pour s’en sourcer de son esprit sur ce point particulier.
En effet, Comment peut-on admettre qu’une personne, faisant souvent partie du conseil exécutif d’un parti, puisse le quitter du jour au lendemain pour rejoindre un parti concurrent sans que cela ne soit dommageable à son parti d’origine (Protection d’informations secrètes, protection de l’audience, sécurité stratégique, etc.).
Un parti n’est pas un fonds de commerce, c’est avant tout des valeurs, on n’en change pas au grès de ses propres ambitions personnelles… ! C’est vraiment la pire des ingratitudes !
Pire encore, le faire à quelques semaines d’une élection fondamentale, tant pour le parti que pour le pays, au lieu de rester à sa place pour rendre des comptes et avoir le courage de justifier son parcours, c’est tout simplement une véritable dérive.
J’aurais bien admis et même soutenu un transfuse qui aurait jeté l’éponge au moins un an à l’avance de la date des élections pour prendre la clé des champs (se dessaisir du confort procuré par son fauteuil aumône du parti à son égard) afin de prendre le recul nécessaire à la construction d’une nouvelle virginité politique pouvant motiver plus tard son adhésion partisane à tel ou tel autre parti.
Je pense que Monsieur le Président Aziz Akhannouch a tout à fait le droit voire le devoir moral et politique (surtout en raison de sa stature nationale) pour agir légitiment à l’encontre de ce genre de manœuvres qui sapent en profondeur la crédibilité de notre système démocratique, déjà très mal en point à plusieurs égards !
Une action à ce sujet auprès de la Cour Constitutionnelle (s’il obtient gain de cause) ajouterait sans conteste un autre acquis à son palmarès déjà bien garnis de belles réalisations s’apparentant pour la plupart à de véritables défis courageusement et habilement surmontés.
Je n’appartiens à aucun parti politique et je n’ai jamais voté dans le passé pour le RNI, je dois dire cependant, qu’à mon avis et tous comptes faits, le bilan du dernier Gouvernement qu’il a présidé, en dépit de certains points grisâtres bien discutables, apparait comme le meilleur bilan qu’un Gouvernement marocain ait accompli dans notre pays depuis l’indépendance !
Ça serait bien dommage que ce parti ne puisse pas en récolter les fruits tant attendus et combien légitimes lors du prochain scrutin !
De ma modeste position, je ne peux que leur souhaiter plein succès !
Mr nouri mr ouzine na pas accusé les autorités, il a saisi les autorités de l’écoute qu’il a subi dans sa propre voiture, une intimité que vous meme ni personne nadmettra d’être française et utilisée contre quiconque. Vous êtes vraiment cette fois a côté de la plaque. Désolée
Les dérapages pour un chef de partie ne sont pas acceptables. Un politicien doit contrôler ses mots et prédire leurs interprétations par les autres acteurs (partis politiques, réseaux sociaux…). il parait que, désormais, nous sommes entre les mains de petits gamins.