Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, est aujourd’hui la cible de nombreuses critiques pour la gestion de la crise provoquée par l’afflux massif de dizaines de milliers de candidats à l’immigration irrégulière vers l’enclave espagnole de Ceuta, via Fnideq. Aux yeux de ses détracteurs, il porte une part de responsabilité dans les défaillances constatées au plus fort de cette crise.
Les critiques portent notamment sur l’absence de réaction immédiate des autorités gouvernementales, tant sur le plan de la prévention que de la communication ou de la concertation avec l’Espagne. Il apparaît désormais que les autorités espagnoles auraient été alertées de l’imminence de cette ruée vers leurs frontières. Reste à savoir pourquoi cette information n’aurait pas été transmise suffisamment tôt à leur partenaire marocain, si tel était le cas.
Au Maroc, le débat s’est progressivement concentré sur le rôle du chef du gouvernement, alors en congé à Majorque. Cette absence a alimenté les interrogations, d’autant que les chaînes de télévision espagnoles diffusaient en continu les images de cette mobilisation exceptionnelle vers Ceuta.
Pendant près de quarante-huit heures, alors que les tentatives de franchissement de la frontière se multipliaient par voie terrestre et maritime, les Marocains sont restés sans communication officielle du gouvernement. Aucun communiqué n’a été publié pour informer l’opinion publique de l’évolution de la situation, aucune réunion de crise n’a été annoncée et aucune intervention publique du chef du gouvernement n’est venue rassurer les citoyens ou expliquer les mesures prises pour faire face à cette crise.
Pour ses opposants, ce silence traduit une véritable vacance politique au sommet de l’Exécutif. Ils estiment qu’Aziz Akhannouch aurait dû interrompre son séjour privé afin de regagner immédiatement le Royaume pour présider une cellule de crise et afficher une présence politique forte à un moment particulièrement sensible.
À quelques semaines de la fin de son mandat, cette séquence risque d’alimenter davantage les critiques formulées contre son action. Pour une partie de l’opinion publique, cette gestion tardive de la crise vient ternir le bilan d’un quinquennat déjà fortement débattu sur les plans économique et social.
Reste que ce sont désormais les électeurs qui auront le dernier mot. Les prochaines élections législatives permettront de mesurer si cette crise aura, ou non, des conséquences politiques sur le chef du gouvernement et sur la majorité sortante.
Par Jalil Nouri



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TON OBSESSION POUR AKHNNOUCH TE REPREND, JALIL. .😡😡😡
CES ÉVÉNEMENTS SE SONT PASSÉS LORS DE LA FÊTE DU TRÔNE, DONC AKHNNOUCH ÉTAIT AUPRÈS DU ROI, LOGIQUEMENT. A TÉTOUAN ?
TU COMMENCES TA CAMPAGNE ÉLECTORALE OU QUOI ? DONNE NOUS DES ARTICLES AVEC DES ANALYSES PLUS INTELLIGENTS.
Il a le droit d’avoir son opinion 🙂
Lamentable comme d’habitude !
Fête du trône à Majorque??
Diplôme à l’étranger et vacances à l’étranger. Un pur produit marocain lol