Une affaire impliquant un médecin militaire de haut rang secoue les milieux judiciaires et militaires à Rabat. Un colonel exerçant à l’hôpital militaire de la capitale a été placé en détention provisoire à la prison d’El Arjat, à Salé, sur décision du parquet près le tribunal de première instance de Rabat, dans le cadre d’une procédure liée à une présumée infidélité conjugale.
Selon des informations concordantes, l’affaire a éclaté à la suite d’une plainte déposée par l’épouse du médecin militaire. Cette dernière accuse son mari d’avoir entretenu une relation extraconjugale avec une collègue, chirurgienne-dentiste au sein du même établissement hospitalier.
Les investigations, menées par la brigade des mœurs relevant de la police judiciaire de Rabat sous la supervision du parquet, auraient été déclenchées sur la base d’éléments de preuve produits par la plaignante, notamment une vidéo considérée comme un indice sérieux de la relation dénoncée.
L’enquête s’est ensuite élargie à des confrontations entre les personnes concernées ainsi qu’à une expertise technique des téléphones portables des deux suspects. Les analyses et les éléments recueillis auraient conforté les soupçons des enquêteurs quant à l’existence d’une relation susceptible de constituer l’infraction reprochée.
La situation judiciaire des deux personnes impliquées a toutefois évolué différemment. L’époux de la chirurgienne-dentiste a finalement signé un désistement officiel, mettant ainsi fin aux poursuites engagées contre son épouse, conformément aux dispositions prévues par la législation marocaine en matière d’adultère. En revanche, l’épouse du colonel a maintenu sa plainte et refusé tout retrait, conduisant le ministère public à ordonner le placement en détention du médecin militaire et son renvoi devant la justice.
Présenté dès le lendemain devant la juridiction compétente, le prévenu a comparu dans le cadre d’une procédure rapide, les premiers éléments du dossier comprenant notamment ses déclarations ainsi que les preuves matérielles recueillies au cours de l’enquête.
Parallèlement au volet judiciaire, cette affaire pourrait également avoir des conséquences disciplinaires. Selon plusieurs sources, la hiérarchie de l’institution militaire à laquelle appartient le colonel pourrait ouvrir une procédure administrative susceptible d’aboutir à des sanctions professionnelles, indépendamment de l’issue du procès.
Cette affaire, largement commentée, rappelle que les poursuites pour adultère demeurent possibles au Maroc lorsqu’elles sont engagées à la suite d’une plainte du conjoint concerné, conformément aux dispositions en vigueur du Code pénal.



Contactez Nous