Y a-t-il un réel malentendu ou de récents différends entre Madrid et Rabat ? Bien heureux celui qui aura la réponse à cette question, qui continue d’intriguer de manière significative après les indices d’un affaiblissement des relations entre les deux capitales.
La visite imprévue du chef du gouvernement espagnol à Alger, poussant le président Tebboune à crier victoire prématurément, ainsi que la raréfaction des signaux forts envers le Maroc, comme par le passé, ont été annoncées comme des signes précurseurs d’un froid. Puis s’est ajouté, ces dernières heures, ce vote au Parlement espagnol, à l’insu du Maroc, d’une loi permettant la naturalisation automatique des Sahraouis qui le désirent et ce, un comble, à l’initiative des élus du Parti socialiste du chef du gouvernement Pedro Sanchez.
Avec leurs alliés du parti Sumar et de Podemos, relevant des mouvements de la gauche modérée et de l’extrême gauche, dont les positions, contrairement à celles du PSOE de Sanchez, sont floues sur la question du Sahara sous souveraineté marocaine, dans un débat non encore tranché, sauf pour Podemos, dont la rancœur envers le Maroc est notoire, puisque hostile à la souveraineté de Rabat sur les provinces sahariennes et pro-Polisario, allant jusqu’à dénoncer ce qu’ils croient être une complicité hispano-marocaine se faisant sur le dos des Sahraouis et contraire à leurs intérêts.
En attendant de se convaincre que l’Espagne voit d’un très mauvais œil, et avec crainte, le rapprochement intensif de Rabat avec Washington et qu’elle opère ainsi un virage dangereux, avec cette décision étrange de naturaliser tous les Sahraouis le désirant et de les prendre en charge, annihilant toute possibilité de tenir un recensement des populations sahraouies en territoire algérien, sous le prétexte officiel avancé qu’en sa qualité d’ancienne puissance occupante, il est normal d’y procéder. Le sujet est loin d’être clos, au vu de ses conséquences possibles, qui pourraient retarder la solution.
Par Jalil Nouri












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