Les observateurs de la chose politique sont unanimes à constater que la formation du RNI, désormais dirigée par Mohamed Chouki, successeur désigné d’Aziz Akhannouch, ne tirant plus les ficelles qu’en coulisses et évitant, tant qu’il le peut, les projecteurs, est désormais en retrait dans cette avant-veille électorale où les jeux semblent déjà faits.
Du moins pour le seul adversaire capable de surclasser le RNI, à savoir le PAM, qui met une à une toutes les chances de son côté pour remporter les élections législatives du 23 septembre prochain et que le premier continuait à considérer, à tort, comme son challenger. Sauf que ce dernier a récemment montré de quel bois il se chauffe en allant défier le RNI et son ancien leader, Akhannouch, dans son propre fief et sa chasse gardée du Souss-Massa et son chef-lieu, Agadir, dont les électeurs leur vouent une solide fidélité, sans faille et avec constance, à chaque scrutin.
Car l’issue des élections et la reconfiguration du paysage politique se joueront dans les législatives et les communales dans cette région totalement acquise au milliardaire et président du conseil de cette ville, qu’il faudra attaquer telle une montagne pour le faire tomber de son piédestal, dont il n’est jamais tombé ni même n’a trébuché depuis des dizaines d’années sans interruption. Alors pourquoi le RNI craint-il le PAM et se met-il en repli, hésite-t-il à avancer fièrement, sûr de lui, et manque-t-il de punch ?
Est-ce l’arrivée tardive de la nouvelle direction du RNI et son leader, peu habitué à l’exercice et aux forts discours offensifs, ainsi que son manque de gestion d’une formation, qui lui font encore défaut, ou bien est-ce une tactique électorale bien étudiée ? Le manque de communication du RNI ne contribue pas à dissiper ce flou.
Par Jalil Nouri












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