Le « massage » n’aurait été que la vitrine. Derrière certaines annonces publiées sur Internet se serait cachée une tout autre activité. En l’espace de deux jours, les éléments de la Gendarmerie royale ont investi deux logements situés à Aïn Atiq et Témara Plage, mettant la main sur onze personnes soupçonnées, à différents degrés, d’implication dans des faits liés à la prostitution et au proxénétisme.
La première opération a été menée vendredi dans une résidence située à Aïn Atiq. Les gendarmes y ont interpellé trois femmes et deux hommes.
Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là.
Dès le lendemain, les enquêteurs ont frappé une seconde fois, cette fois dans une maison à Témara Plage. Quatre hommes et deux femmes y ont été interpellés.
Au total, onze personnes ont ainsi été arrêtées au cours des deux interventions. Selon les premiers éléments rapportés par une source sécuritaire, les logements auraient été spécialement aménagés pour accueillir les activités faisant l’objet de l’enquête.
Le « massage » comme appât sur Internet
C’est surtout le mode présumé de recrutement de la clientèle qui retient l’attention.
Les personnes impliquées auraient utilisé Internet pour diffuser des annonces proposant officiellement des prestations de massage. Une façade apparemment banale qui aurait en réalité servi à attirer des clients vers les deux logements.
Un procédé qui illustre aussi la transformation de certaines activités clandestines à l’ère numérique. Plus besoin nécessairement de racolage visible ou d’intermédiaires dans la rue : quelques annonces en ligne, un numéro de téléphone et une adresse peuvent suffire à déplacer l’activité derrière les portes d’appartements ou de maisons ordinaires.
Dans cette affaire, les enquêteurs cherchent désormais à déterminer précisément le rôle de chacune des personnes interpellées et à établir si les deux logements fonctionnaient indépendamment ou si des liens existaient entre eux.
Les onze personnes sont soupçonnées, à des degrés divers, de faits liés à la prostitution et au proxénétisme. Elles devraient être présentées lundi devant le parquet près le tribunal de première instance de Témara.
À la justice désormais de déterminer les responsabilités individuelles dans cette affaire, les personnes interpellées bénéficiant naturellement de la présomption d’innocence tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.



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