Par une prise de parole publique, rare depuis sa nomination à son poste dans la capitale marocaine, l’ambassadeur des États-Unis ne se montre pas toujours loquace. Mais lorsqu’il s’exprime, il le fait avec force, notamment lorsqu’il est question du Maroc et des relations privilégiées qu’il entretient avec l’Amérique de Donald Trump. Des relations qui ont atteint un niveau inédit de confiance, de coopération et de résultats.
Dans sa dernière intervention, consacrée à un vaste projet d’ammoniac vert de plusieurs milliards de dollars dans les provinces du Sud, reconnues par les États-Unis comme faisant partie de la souveraineté marocaine, le diplomate s’est longuement attardé sur la notion de stabilité, qu’il a présentée comme l’un des principaux facteurs de l’intérêt américain pour les immenses ressources énergétiques dont regorge cette région. Preuve de cette confiance, l’État américain et son administration ne s’associent que très rarement aux entreprises privées de leur pays dans des investissements de cette ampleur, surtout lorsqu’il s’agit d’y engager des fonds publics. Un tel engagement constitue un gage de crédibilité, de rentabilité et de pérennité du projet.
Cette déclaration a trouvé un large écho auprès de nombreux observateurs de la scène diplomatique, au point d’alimenter la conviction qu’une visite du président Donald Trump au Maroc, et plus particulièrement dans le Sahara marocain, se prépare activement. Sa concrétisation dépendrait toutefois d’un agenda présidentiel particulièrement chargé. Donald Trump avait déjà exprimé son souhait de se rendre dans les provinces du Sud et d’emprunter la voie express Tiznit-Dakhla, récemment baptisée de son nom à l’initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Une telle visite lui permettrait de traduire sur le terrain la reconnaissance qu’il porte au Royaume et d’afficher sa fierté d’avoir contribué, puis de continuer à œuvrer, en faveur de la consolidation de l’intégrité territoriale du Maroc. Un déplacement d’une telle portée ne pourrait cependant s’inscrire que dans le cadre d’une tournée africaine, dont la préparation exige du temps, de la patience et une organisation minutieuse. Rien n’est encore officiel, mais les signaux envoyés ces derniers mois nourrissent toutes les spéculations sur ce qui pourrait constituer un nouvel épisode majeur du partenariat stratégique entre Rabat et Washington.
Par Jalil Nouri












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