S’il y a un perdant contre son gré, dans le conflit sérieux qui oppose les partis du PAM et du RNI depuis plusieurs jours, c’est bel et bien la formation de l’Istiqlal, alliée des deux formations au sein de la majorité sortante et qui se voit reléguée au second plan dans les bilans du gouvernement et dans les possibilités de victoire au scrutin du 23 septembre.
Bien qu’ayant soigneusement préparé son propre bilan au niveau de ses discours sur les réalisations de ses ministres à la tête des départements qui leur ont été confiés, les responsables du parti, avec à leur tête Nizar Baraka, marchent sur des œufs pour la désignation des candidats dans les différentes circonscriptions couvertes. L’Istiqlal n’arrive pas à gagner, ne serait-ce qu’en visibilité, à force d’être dilué dans le mano a mano déclenché par les deux entités majeures du champ politique que sont le PAM et le RNI, brûlant les étapes en se déclarant par avance, chacun de son côté, vainqueur du prochain scrutin, en éliminant ainsi de la course au titre l’infortuné parti de l’Istiqlal.
Ce dernier a d’autant plus à craindre pour son avenir politique et son influence après que les deux supposés éventuels premiers ont déclaré qu’en cas de nouvelle coalition suite à une défaite, ils refuseront de s’y joindre pour regagner les bancs de l’opposition.
À moins que l’Istiqlal s’arrange pour ménager le chou et la chèvre afin de s’assurer une place dans tous les cas de figure, la politique de neutralité reconnue de Nizar Baraka pouvant être d’un apport fondamental.
Nous n’y sommes pas encore !
Par Jalil Nouri












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